Planète

Trouver un hébergement responsable pour les vacances, c’est possible !

Publié le 12 juillet 2018

L’offre de logements et de solutions éco-responsables pour le tourisme est encore limitée, mais se développe. Say Yess vous donne des pistes pour réserver vos vacances.

Le soleil est là, « vacances, j’oublie tout ? » Pas vraiment, pour de plus en plus de vacanciers qui souhaitent prolonger les démarches écologiques et solidaires entreprises le reste de l’année. Mais où poser ses valises si l’on cherche un hébergement responsable ? En 2012, l’offre de tourisme durable – logements, séjours, activités… confondus – représentait 1% du marché en France, selon une étude menée par Harris interactive : le choix est limité, mais le chiffre est en constante augmentation.

Réduction des déchets

La preuve, c’est l’ouverture récente de plusieurs établissements en France qui mettent en avant leur éco-responsabilité. « On ne le fait pas parce que c’est à la mode, précise Adrien, cofondateur du Nature Surf Camp, mais parce que c’est ancré dans nos pratiques du quotidien. Ça nous semble logique. » Comme son nom l’indique, le lieu ouvert au printemps propose des stages de surf avec hébergement, dans les Landes (40). Ici, on incite notamment les vacanciers à être vigilants à la production de déchets, avec tri sélectif strict, utilisation du compost et développement du zéro déchet avec achats en vrac.

Pionnier dans le domaine, le camping du Hallate, dans le Morbihan (56) séduit toujours plus de campeurs concernés par la protection de l’environnement. Depuis 1993, Claude et sa femme développent ce lieu aux airs de havre de paix. « Dès le début, nous avons souhaité préserver l’existant naturel, comme les chênes têtards sur les talus. Puis, nous avons planté progressivement des fruitiers pour donner de l’ombre aux emplacements. Ça fait un bon garde-manger à disposition des vacanciers, super bio, super local ! », explique Claude. Seules les noisettes sont réservées aux écureuils. Chloé, 25 ans, a été séduite : « On voit qu’ils font ça avec conviction, et ça incite à être d’autant plus respectueux. Maintenant, je vais plus attention au type de logements ou séjours que je réserve. »

Au fil des ans, une démarche globale s’est mise en place : réduction des déchets – 1,4 litres d’ordures ménagères par nuitée contre 3,7 pour un camping classique -, économies d’eau et d’électricité, traitement naturel des eaux usées, permaculture, panneaux solaires… Si bien que le camping produit trois fois l’électricité dont il a besoin et qu’il est le premier et seul au monde à être certifié Green Globe, un label international de tourisme durable aux critères stricts.

Insertion professionnelle

Qu’ils soient hébergeurs depuis 25 ans ou depuis quelques mois, ils ont la même envie d’aller toujours plus loin dans leur démarche responsable. Le camping du Hallate milite pour des vacances sans voiture et s’est doté de bornes de recharges pour voitures électriques : « C’est encore balbutiant, reconnaît Claude, mais il faut se donner le courage de tenter ! ». Depuis trois ans, il travaille également avec l’Amisep, une association d’insertion sociale et professionnelle pour les jeunes, à qui il propose des missions liées au paysagisme et aux récoltes.

Bientôt, d’autres campings en quête d’hébergements responsables pourront se doter de vieux bateaux retapés et transformés chez Bathô, un jeune chantier naval de Loire-Atlantique (44), entreprise de l’ESS et bientôt d’insertion. Là aussi, c’est une démarche complète qui a fait naître le projet au début de l’année : éviter la destruction coûteuse et polluante des bateaux, lancer cycle de réemploi, promouvoir le tourisme durable et permettre à des personnes de retrouver le chemin de l’emploi. Bathô a déjà fini plusieurs navires, en a 10 en attente et espère en réhabiliter 20 en 2019.

Une tente sur un bout de terrain

Une promesse qui séduit par exemple Thomas, Nantais de 28 ans, qui recherche systématiquement ce type d’hébergements. « J’essaie de faire très attention à mon emprunte écologique au quotidien, je ne vais pas tout oublier en vacances ! En plus, c’est souvent avantageux : comment faire des économies et vivre avec un peu moins pourrait coûter plus d’argent ? » Avec sa compagne, ils se sont également essayé au « gamping », le camping chez l’habitant, via des petites annonces en ligne ou une plateforme dédiée. Là encore, c’est moins cher : à partir de 5 euros la nuit pour une tente. « C’est sommaire, mais les personnes prêtes à accueillir des campeurs le font avant tout pour partager de bons moments. » Après tout, c’est aussi le but des vacances.

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Pour aller ailleurs

Le gite Le Bocal (17) et le loft Biwa (29) sont engagés dans le zéro déchet.
Le Zazie hôtel (75) est le premier hôtel entreprise d’insertion par l’activité économique. Le camping de Kernest (56) travaille également avec l’Amisep pour des missions d’insertion.

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Rédigé par

Marie Le Douaran

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