Planète

Marine, Lamya et Margaux ont une mission : protéger les animaux

Publié le 16 juin 2017

S'engager dans la protection des animaux peut prendre des formes très différentes : sur le terrain, derrière un ordinateur ou en allant à la rencontre des citoyens. Chacun peut trouver un mode d'action et une association qui correspond à ses compétences et envies. Revue d'exemples avec Lamya, Margaux et Marine.

« Si tu es prête à risquer ta vie pour les baleines, alors viens ! » Avec cette phrase, Paul Watson, le fondateur de Sea Shepherd a fini de convaincre Lamya Essemlali d’embarquer sur un bateau de l’association. C’était en 2005, Lamya avait 26 ans. Sa première rencontre avec les baleines s’est passée dans un contexte fort : les cétacés fuyaient un baleinier japonais, elle était sur le bateau de Sea Shepherd pour éviter le massacre.

Quelques temps plus tard, elle a fondé l’antenne française de l’association dont elle est aujourd’hui présidente. « Il y a eu un vrai écho en France, au niveau du grand public. » Ce militantisme d’action a en effet séduit. Mais attention, l’association ne cherche pas des têtes brûlées. « Ce qui nous intéresse ce sont des gens motivés par la cause animale, pas que par l’adrénaline. L’aventure sert un objectif qui la dépasse« , insiste Lamia Essemlali.

Lamya Essemlali lors de l’opération GrindStop 2014 de Sea Shepherd aux îles Féroé pour protéger les globicéphales. © Ed ou Getty Images
Militer près de chez soi

Car s’engager dans Sea Shepherd, c’est aussi militer à terre, près de chez soi. Les groupes locaux font un travail indispensable de communication ou de relais des actions, notamment. Cet été, Sea Shepherd organise de nombreux événements en Métropole et dans les territoires d’outre-mer.

Ce qui nous intéresse ce sont des gens motivés par la cause animale, pas que par l’adrénaline.

En Méditerranée, les plongeurs de l’opération Marée Nostrum vont récupérer des filets fantômes, abandonnés ou perdus par les pêcheurs, qui continuent à capturer des poissons. A Mayotte, une campagne anti-braconnage des tortues marines est organisée en juillet. Et à La Réunion, un programme se prépare pour défendre les requins qui sont en danger. Pour vous renseigner, contactez l’association, ou allez à la rencontre des bénévoles qui tiendront des stands dans de nombreux festivals cet été.

De la tortue marine au faucon pèlerin…

L’engagement pour la protection des animaux marins passe également par d’autres types d’action. Margaux Boyer, 24 ans, va partir pour une mission de trois mois en Malaisie. Elle va participer à la création d’une nurserie pour les tortues marines, afin de sauver cette espèce en danger. Mais avant son départ, elle doit terminer son service civique auprès de la Ligue pour la Protection des Oiseaux (LPO).

Elle travaille depuis plusieurs mois à Paris pour protéger un animal mythique : le faucon pèlerin, oiseaux des dieux dans la mythologie. « Ce rapace est le plus rapide du monde, il fascine énormément, et véhicule de nombreuses fausses croyances« , explique la jeune femme. D’emblée, elle rassure : « Il n’emporte pas de bébés ou de chiens ! » Elle joue son rôle d’ambassadrice à merveille.

« Le faucon pèlerin est fidèle. Il retrouve toujours le même partenaire, s’installe toujours au même endroit« . Elle a une mission de sensibilisation, d’éducation, mais elle doit aussi localiser les couples de faucons sur le terrain. Pour cela, elle s’appuie sur un réseau d’observateurs. Parfois, Margaux est amenée à aller récupérer des faucons blessés pour les conduire dans un centre de soins. Et récompense de son engagement, c’est elle qui les relâche quand ils sont guéris.

… En passant par l’ours des Pyrénées

Si Margaux a le bonheur d’être au contact de l’animal qu’elle protège, d’autres, comme Marine Paris, ont une chance quasi nulle de croiser leur protégé. Cette jeune toulousaine de 23 ans travaille dans l’association « Pays de l’ours », dans les Pyrénées.

Elle participe au suivi de l’ours avec un objectif : concilier les activités humaines et la préservation de l’environnement. Elle rencontre ainsi les éleveurs, et sensibilise le grand public à la préservation de ce carnivore. Regardez d’ailleurs ces vidéos enregistrées de manière automatique des ours dans les Pyrénées, ça vous donnera peut-être envie de vous engager dans une association :

Si vous avez envie de travailler dans la protection des animaux, Margaux, Marine et Lamya ont un même conseil : soyez patients, et armez-vous de courage car il y a peu d’emplois. Il y a par contre de nombreuses opportunités de bénévolat, qui valorisent votre CV !

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Rédigé par

Pierre Vincenot

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