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Contrôleur de gestion: « cela me motive de travailler au service de l’humain »

Publié le 23 mai 2016

Heiddy, 28 ans, travaille au sein de la Fédération Léo Lagrange, une association nationale d’éducation populaire qui intervient dans le champ de l’animation, de la formation et accompagne les acteurs publics dans la mise en œuvre de politiques éducatives, socioculturelles et d’insertion.

Il manie les chiffres avec une dextérité sans pareille. En tant que contrôleur de gestion, Heiddy appuie le secrétariat général de la Fédération Léo Lagrange, ainsi que le comité de direction régional d’Ile-de-France, dans le pilotage de l’association. Une fonction support indispensable dans les structures.

Le jeune homme, âgé de 28 ans, a découvert le métier lors d’un stage, déjà à la Fédération, pendant sa troisième année d’études en éco-gestion à la Sorbonne. « Le contrôle de gestion m’attirait. Après mon stage, j’ai poursuivi l’expérience via un emploi à temps partiel, en parallèle de ma première année de master ». Après un M2 en alternance chez Orange Business Service, il revient, jeune diplômé, à la Fédération Léo Lagrange, pour un CDI, cette fois-ci.

« J’ai beaucoup travaillé, en parallèle de mes études, dans des associations, que ce soit en tant que coach sportif dans un club de football ou en tant qu’animateur. Donc j’étais déjà très proche du milieu associatif. Quand j’ai cherché un stage et que j’ai eu l’opportunité de travailler au sein de la Fédération Léo Lagrange, j’ai tout de suite foncé », se souvient-il. Même si, forcément, les salaires ne sont pas les mêmes que dans les grands groupes…

« Je ne connais pas de routine »

« Ce qui me plait dans le secteur associatif, c’est que nous nous emparons de problématiques du quotidien des citoyens et que nous tentons d’y apporter des solutions concrètes. Cela me motive de travailler au service de l’humain », explique Heiddy.

Et puis son poste lui offre une palette très intéressante et très formatrice de tâches, un quotidien « en perpétuel mouvement » : « Je suis en contact avec le secrétariat général, le comité de direction, la comptabilité, les services des Ressources humaines, etc. Je participe à l’élaboration des outils de suivi budgétaire, je veille à l’élaboration et au suivi des budgets. Par ailleurs, j’ai également des interlocuteurs externes, dans le cadre de réponses à des commandes publiques. J’interviens en direct avec les collectivités, le chiffrage, l’optimisation des budgets, etc. Je travaille donc sur tous les volets, touche à de nombreux domaines : je ne connais pas de routine ! »

« Etre structuré et organisé »

Le jeune homme s’est vu confier très rapidement d’importantes responsabilités, très variées. Un élément très « valorisant ». « Cela m’a fait du bien de voir qu’on fait confiance aux jeunes », souligne-t-il. Et il balaie d’un revers de main les « gros clichés » souvent entendus sur l’associatif : « avec 4 800 salariés et 3 000 bénévoles, nous gérons des budgets conséquents. Il est donc indispensable d’être structuré et organisé ».

Il a encore beaucoup à apprendre de son poste. Prochaine étape : il lance le recrutement d’un apprenti. Et va donc découvrir le management direct.

Devenir contrôleur de gestion

Pour devenir contrôleur de gestion, il faut généralement décrocher un bac + 5 dans une école de commerce ou de gestion ou dans des formations universitaires.

logo_phosphore-etudesDécouvrez plus d’infos sur le métier de contrôleur de gestion sur le site du magazine Phosphore.

 

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Rédigé par

Oriane Raffin

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