Accompagnés pour créer

DLA : accompagner les asso dans leur professionnalisation

Publié le 4 décembre 2015

Marketing, comptabilité, modèle économique, gouvernance… ce dispositif aide les structures dans leur projet de création et de consolidation d'emplois. Partout en France.

Créer des prestations pour des entreprises afin de diversifier ses sources de revenus. C’était l’idée de l’association alsacienne Bretz’selle, qui promeut le vélo à travers des ateliers de mécanique, du réemploi et des animations. L’association, qui compte 1.300 adhérents et une cinquantaine de bénévoles aujourd’hui, a fait appel en 2013 au DLA, le dispositif local d’accompagnement.

Objectif : être aidée pour créer cette offre « entreprise » et la faire connaître. « Communiquer à destination de trentenaires qui veulent réparer leurs vélos, on savait faire. Mais parler aux entreprises, définir des coûts, ce n’était pas facile pour nous », explique Céline Callot, une des co-fondatrices de la structure. D’où la volonté de se faire accompagner.

A quelques centaines de kilomètres de là, à Clermont-Ferrand, l’Afev Auvergne est dans la même démarche. « Avant une phase de recrutement, nous voulions un regard extérieur sur notre équipe de 5 salariés, sur l’organisation et la répartition du travail pour optimiser notre façon de travailler », explique Marie Cornette, la directrice de l’association.

« Ça ne se fait pas en deux semaines »

Les deux responsables associatives sont donc entrées en contact avec les DLA de leurs départements. « On a généralement un premier contact téléphonique, où j’explique le fonctionnement et où on vérifie si la structure est bien éligible », explique Maryline Sure, chargée de mission du DLA Puy de Dôme, qui se trouve donc de l’autre côté de l’appareil. « Ensuite, si le dispositif leur convient, on se rencontre. Il y a un temps de diagnostic, ça ne se fait pas en deux semaines », précise-t-elle.

Une fois le dossier passé en un comité d’appui, un cahier des charges est lancé, afin de dénicher le prestataire idéal. « Nous avons été accompagnés par un expert-comptable, explique Céline. Ça a été une très belle rencontre, avec une personne très pédagogue dans son approche. Il nous a aidé à créer un outil de suivi et d’analyse des coûts, par projet ». « Le contact avec le prestataire est primordial », confirme de son côté Maryline Sure, qui reste en appui pendant tout l’accompagnement, si nécessaire.

« Un coup de pied dans la fourmilière »

Au-delà de l’apport technique de l’accompagnateur, un tel dispositif offre aussi un regard extérieur sur son organisation. « Ça permet un regard qu’on n’aurait jamais eu, et met un coup de pied dans la fourmilière », se félicite Marie Cornette. « Je crois que j’ai surtout appris qu’il faut moins essayer de calculer et de prévoir, s’amuse Céline. On avait trop d’outils de suivi sur lesquels on passait beaucoup de temps ».

Toutes deux décrivent le temps passé avec leur prestataire comme très enrichissant et inspirant. Et visiblement, les associations ont beaucoup apprécié ce coup de pouce ! Bretz’selle participe en ce moment à un DLA collectif sur le marketing, pour avancer dans son offre de services aux entreprises.

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Rédigé par

Oriane Raffin

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