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Médiatrice culturelle : « un job riche en rencontres »

Publié le 19 octobre 2015

Audrey, 25 ans, est la médiatrice culturelle du Festival Musiques Métisses d'Angoulême. 30.000 personnes à accueillir chaque année lors du week-end prolongé de la Pentecôte. Un challenge qu'elle relève haut la main, avec un vrai plaisir, depuis 4 ans.

Ce matin d’octobre, le bureau de l’association est encore calme… « L’ambiance et l’activité vont montrer crescendo, assure Audrey. Une dizaine de personnes vont venir compléter notre équipe de quatre salariés permanents dès janvier et le téléphone alors ne va plus arrêter de sonner ! » Après le festival de la BD, Musiques Métisses est l’autre gros événement de la ville. Au fil des ans, il est devenu une plaque tournante pour les artistes de musiques du monde qui souhaitent percer en Europe.

Un travail de longue haleine

« Contrairement à ce que l’on pourrait croire, c’est un travail de longue haleine, qui court sur toute l’année ! Je dois imaginer et mettre sur pied des projets pédagogiques en lien avec le thème et les artistes présents au festival. Ces opérations hors les murs se déroulent avant et après le festival : des musiciens, conteurs et auteurs du monde animent ainsi divers ateliers (écriture, création musicale, dédicace, …) ».

Rendre la culture accessible

Autant d’actions qui permettent d’élargir l’accès aux cultures du monde. Car le rôle d’un médiateur culturel consiste à rendre la culture accessible au plus grand nombre, il est au service de l’action culturelle. Cependant son travail prend des formes différentes suivant où il exerce. Par exemple, si Audrey avait été employée dans un musée, elle serait chargée de réaliser des plaquettes d’informations, de mettre au point des visites guidées, etc.

Passionnée de musique et pianiste à ses heures perdues, la jeune femme se retrouve presque naturellement à organiser des festivals, ici et là. « Un bon moyen de concilier l’utile à l’agréable. Et à choisir, je préfère travailler dans une association plutôt qu’une collectivité territoriale, le fonctionnement y est moins rigide, les projets plus libres ».

Contact, travail d’équipe, organisation

« Le public auquel on s’adresse varie également« , précise Audrey. Cela peut-être des scolaires bien sûr, mais aussi des personnes en insertion ou âgées. Je collabore aussi avec toutes sortes de partenaires (écoles, musées, services municipaux, associations locales,…). Autant dire qu’il vaut mieux aimer le contact et le travail d’équipe ! ».

Autre qualité requise, l’organisation ! Car en tant que médiatrice culturelle, la jeune femme est également chargée du Village du festival, un lieu mélangeant expositions, conférences, rencontres, etc. En collaboration avec les partenaires de l’événement, elle détermine les animations, les installe et veille à leur bon déroulement.

« Avant, pendant et après le festival, je suis en contact avec la régie technique, le service administratif, la communication, … ainsi que tous les partenaires et artistes ! Je suis la personne relais, le point de contact« . C’est ce côté humain et relationnel qui l’a séduite dans ce job, dans lequel elle s’investit à fond. Loin de compter ses heures, elle profite même de ses congés pour être bénévole dans d’autres festivals, comme Rock en Seine : « cela me permet de voir ce qui se fait ailleurs, de faire toujours plus de rencontres et d’en apprendre encore ! »

Devenir médiateur culturel

Plusieurs formations universitaires, de bac+2 à bac+5 (du DUT au Master), dans l’action culturelle et la médiation, mènent au métier. Des écoles privées spécialisés proposent également des formations. A noter que pour entrer dans la fonction publique territoriale comme médiateur culturel, il faut passer un concours.

logo_phosphore-etudesEn savoir plus sur le métier de médiateur culturel, son quotidien, ainsi que les formations qui y mènent chez notre partenaire, Phosphore.

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Rédigé par

Céline Deval

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