Des idées pour s'engager

Aider la recherche à faire un bond… même sans un rond !

Publié le 16 septembre 2015

Pas de moyens financiers pour aider ? Ce n’est pas grave, il existe d’autres manières de passer à l’action et d’aider la science ! Say Yess vous donne ici quelques exemples.

En donnant de soi

Votre sang, votre salive ou encore votre urine peuvent aider. Dans le cadre de leurs recherches, les scientifiques ont en effet besoin d’échantillons biologiques de personnes malades ou en bonne santé.

Lors d’analyses médicales, il est parfois possible que le surplus de tissu ou de fluide rejoigne une biobanque. Avec le consentement du patient, bien évidemment ! L’échantillon est ensuite anonymisé et rejoint une grande bibliothèque, mise à disposition des chercheurs.

En participant à des études

Et si vous donniez de votre temps à la recherche ? Pas besoin d’y passer des heures, mais votre témoignage peut s’avérer très utile. L’association Seintinelles propose une plateforme de mise en relation entre les chercheurs et les citoyens. Via son site, l’association rassemble une base de données de femmes (et bientôt de conjoints) prêtes à répondre à des études scientifiques sur les cancers féminins. Pas besoin d’avoir été malade pour s’inscrire : chacune peut participer, car il y a aussi besoin de groupes témoins dans les études, ou des témoignages de proches de malades.

« L’idée est née d’un vrai problème à résoudre, explique Lauriane Bassoleil, chargée de mission chez Seintinelles. Quand on a un projet de recherche, le plus difficile est de trouver des bénévoles. Jusqu’à présent, il fallait toujours passer par les médecins, mais ces derniers n’ont pas forcément le temps de parler recherche avec leurs patients ». Résultat : certains scientifiques mettent plus d’un an à recruter les personnes nécessaires.

Concrètement, sur Seintinelles, il suffit de s’inscrire en quelques clics sur le site, en répondant à quatre questions (mais sans donner son nom). Ensuite, les abonnés reçoivent de temps en temps des newsletters les informant des études en cours. « Le mail contient les critères de recherche et surtout le temps et l’implication nécessaire pour les bénévoles », explique Lauriane Bassoleil. C’est à chacun de choisir de participer, sachant qu’il y a différentes formes d’engagement : remplir un questionnaire en ligne, rencontrer un chercheur, participer à un focus groupe ou encore envoyer son dossier médical.

En jouant intelligemment

Vous êtes accro à Candy Crush Saga ? Savez-vous que certains jeux vidéo peuvent faire avancer les scientifiques ?? Cela peut être le cas… à condition de bien choisir son jeu ! La recherche collaborative et citoyenne se développe de plus en plus. Des chercheurs font appel à des citoyens pour leur donner un petit coup de main.

Un exemple ? L’université McGill, au Canada, a développé Phylo, une sorte de Tetris qui permet d’aligner des séquences ADN et de comparer le génome de plusieurs espèces. La démultiplication des utilisateurs permet de maximiser les chances de trouver la bonne combinaison, là où l’ordinateur a parfois échoué.

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NanoDoc, lancé par le MIT, propose quant à lui un simulateur de nanoparticules, qui permet de travailler sur des traitements contre les cancers. Egalement ce thème, Reverse the Odds, du Cancer Research UK, est un jeu mobile qui demande aux participants de lire des images et d’identifier des tumeurs. Quand il répond à ces questions, le joueur aide les scientifiques en repérant les biomarqueurs du cancer de la vessie et du poumon et décroche, dans le même temps, des crédits lui permettant d’accéder à d’autres jeux.

Si l’apport peut paraitre marginal, il ne l’est pas du tout. La preuve avec FoldIt qui a permis de résoudre en 3 semaines un problème lié au VIH bloquant les scientifiques depuis 10 ans ! Alors à vos souris et vos portables !

En « prêtant » son ordi

Encore plus simple : un ordinateur ou un téléphone portable peut travailler… tout seul ! Depuis plusieurs années, des petits logiciels permettent de mettre à la disposition de chercheurs les ressources (mémoire vive par exemple) non utilisées de votre machine. Sur IBM World Community Grid, plus de 2,7 millions d’appareils participent à des calculs sur des thématiques très variées : recherche d’un traitement contre le virus Ebola, lutte contre les cancers infantiles, etc.

En utilisant l’informatique partagée, le programme a déjà effectué des calculs qui auraient nécessité plusieurs centaines de milliers d’années. Du bénévolat qui ne demande pas grand-chose !

[carrousel_chronique chronique=1005 titre= »Trouvez votre engagement »]
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Rédigé par

Oriane Raffin

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