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Infirmière pour une asso : « ce métier m’a fait mûrir ! »

Publié le 29 juin 2015

A 23 ans, Marion Vallée est infirmière. Elle travaille pour l'ARTA, l'Association pour la Réinsertion des personnes Traumatisées crâniens Atlantique. Un quotidien un peu différent de celui de l'hôpital.

« J’ai toujours voulu faire un métier en rapport avec les autres. Je ne me voyais pas travailler derrière un bureau. Et comme le secteur paramédical m’intéressait, je me suis lancée dans des études d’infirmière. » Bac ES en poche, Marion Vallée s’inscrit dans une prépa au concours des écoles d’infirmiers. Pari réussi ! La jeune femme intègre du premier coup la formation du CHU (centre hospitalier universitaire) de Nantes. « On peut réussir le concours, même si on n’a pas fait un bac S. La sélection se fait sur des tests de logique, de français, et bien sûr la motivation. »

Faciliter la vie des personnes handicapées

Ses trois ans d’études terminées, Marion obtient son premier contrat à l’hôpital de Nantes. Quelques mois plus tard, elle intègre la maison d’accueil spécialisée de l’ARTA, à Saint-Herblain. Ce n’est pas vraiment un hasard : la jeune infirmière y a fait un stage pendant ses études.

Cet établissement est géré par l’Association pour la Réinsertion des personnes Traumatisées crâniens Atlantique (ARTA). Il accueille à temps complet ou à la journée des résidents âgés de 18 à 60 ans. Il s’agit d’offrir un lieu de vie adapté à des personnes handicapées suite à un traumatisme crânien. Principale cause de cette lésion : les accidents de la route.

Aide à la toilette, soins, distribution des médicaments… Marion doit s’assurer du bien-être des patients. « Ce qui est agréable, c’est que l’on peut beaucoup discuter avec ces patients, même si parfois les échanges sont difficiles à cause des séquelles. Des liens se créent au fil des jours. » Comme à l’hôpital, elle alterne horaires du matin, de l’après-midi ou de la soirée.

Une équipe soudée autour des patients

Mais, cette expérience lui permet d’exercer autrement son métier. « Par rapport à l’hôpital, nous pouvons mieux suivre les résidents. L’équipe est pluridisciplinaire, elle s’articule davantange autour du patient. Par exemple, si j’étais dans un hôpital, je ne croiserais jamais le kiné. Ici, j’ai le temps de discuter avec lui. On travaille vraiment en équipe. » En plus des soins, le centre propose des activités culturelles et sportives. Ce mois-ci, une sortie à la plage est prévue.

Autre différence : les relations avec les médecins. « A la maison d’accueil spécialisée, nous avons des cas moins lourds qu’à l’hôpital. Le médecin n’est donc pas toujours présent dans l’établissement. En tant qu’infirmière, j’ai donc plus de responsabilités. Je ne peux pas toujours me référer au médecin pour prendre les décisions ».

Infirmière dans une association, un choix qu’elle ne regrette pas : « Ce métier m’a beaucoup fait mûrir, l’aspect relationnel est super enrichissant. J’aime apprendre des nouvelles choses chaque jour, la médecine c’est tellement compliquée ! »

logo_phosphore-etudesPlus d’infos sur le métier d’infirmier-e et les formations qui y mènent sur le site de Phosphore.

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Rédigé par

Chloé Buffard

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