Tech

Comment le numérique change notre quotidien (en mieux)

Publié le 17 juin 2015

Les innovateurs ne se posent plus la question du numérique, il est partout. Mais ils se demandent comment il peut servir l’humain. Et modifier nos vies!

« On constate que les dernières innovations numériques remettent la santé, le lien social et l’environnement au cœur de leurs préoccupations, explique Camille Pène, directrice du festival Futur en Seine. Elles interrogent notre modèle de vie quotidienne et impliquent une réflexion aussi bien sur l’utilisation des données personnelles que sur les matériaux choisis, les déchets numériques… Il ne s’agit plus d’innover pour innover mais d’être utile, de répondre à de vraies problématiques humaines.»

Il faut aussi redéfinir la place du numérique à l’heure où nous nous sentons parfois assaillis d’informations et de sollicitations. « La tendance est à la recherche d’un équilibre. J’imagine que demain, le numérique sera plus intégré dans la vie quotidienne, ce qui permettra d’éviter les débordements. »

Un mini-potager dans sa cuisine

Nous nous sommes arrêtés sur deux projets très concrets qui pourront bientôt entrer dans nos vies. Ils ont en commun d’être verts, collaboratifs et… numériques. Le potager urbain, UrbanPotager, s’adresse aux citadins qui voudraient remettre du vert dans leur intérieur. Julien Morin a imaginé un système de culture hors-sol alimenté par un réservoir d’eau qui fonctionne en circuit fermé et des LED basse consommation à activer si l’emplacement manque de lumière. Toutes les informations (humidité, ensoleillement, température) sont communiquées à une appli qui permet aussi de faire les réglages à distance. Le format est idéal pour faire pousser des aromates mais on peut aussi y mettre des tomates cerises, des fraises ou de la roquette.

Julien Morin est résident du FacLab de l’université de Cergy-Pontoise où il a imaginé son prototype pendant un an. Conservant l’état d’esprit des makers où chacun peut améliorer l’invention des autres grâce à l’open-source, il proposera une « maker edition » de son potager et une « home édition » pour le prêt-à-pousser. Ni l’une ni l’autre n’est encore disponible à la vente mais ça ne saurait tarder.

Du covoiturage sur-mesure

La start-up Wayz-Up entend bien faire avancer la pratique du covoiturage. Si les habitudes ont changé pour les trajets du week-end et des vacances, notamment avec Blablacar, elles ne se sont pas encore véritablement invitées dans le quotidien. Et Wayz-Up compte démontrer que le covoiturage sur le trajet domicile-travail n’est pas contraignant. On peut même économiser de l’argent, de la fatigue et faire de belles rencontres.

Voici comment la start-up s’y prend : elle contacte les entreprises d’un même secteur afin qu’elles proposent le service à leurs salariés. Sur l’appli, chaque usager indique son trajet quotidien, ses horaires, s’ils sont flexibles ou non. La participation financière ainsi que la quantité de CO2 économisée sont automatiquement calculées, ce qui permet de rapidement mesurer les différents bénéfices. En cas d’imprévu, le bouton « alerte » prévient les covoitureurs du changement d’horaire. Ils ont alors le choix de maintenir le trajet ou d’en trouver un autre à l’heure qui leur convient. Ceux qui n’ont pas de smartphone peuvent être contactés via le site ou par sms. Wayz-Up rassemble aujourd’hui 30.000 inscrits, principalement dans l’ouest de l’Ile-de-France, et la communauté devrait continuer de s’agrandir en se déployant sur d’autres territoires.

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Rédigé par

Apolline Guichet

2 commentaires

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Rommm

Publié le 25 mai 2016

Bon, attention à ne pas tomber non plus dans le piège si classique de la nouvelle croyance (technologie) miracle qui va résoudre tous les problèmes. Et dommage que cet article (certes très court) soit en l'occurrence très limité. Le numérique, comme tout autre outil, a essentiellement les qualités de l'utilisation qui en est faite. Ce sont les humains qui font leur bonheur ou leur malheur, et selon notamment leurs valeurs. La plupart de ces "inventions" existaient déjà, souvent depuis longtemps, disons de manières plus "organiques" et certes éparses. Le saut qualitatif, c'est le partage et les échanges qui ont "explosé" avec internet chez tout le monde. Tout comme la révolution industrielle européenne (avec ses apports mais aussi ses horreurs)n'aurait jamais eu lieu sans Gutenberg. La révolution actuelle n'est donc pas tant le fait "de nouvelles idées" que l'optimisation potentielle de l'utilisation de celles-ci à grande échelle. Encore une fois, il reste dommage que tout ceci passe à la moulinette du langage commercial bas de gamme (et aussi éculé pour qui a déjà vécu là-bas) fait d'onomatopées US. Souhaitons donc qu'on aille assez rapidement au-delà de la "pensée tout-marketing" inchangée depuis (au moins) des décennies si l'on veut vraiment "inventer" demain. Ce sera de toute façon une étape nécessaire dans l'avenir pour ne pas stagner dans cette très forte tendance actuelle qui s'en tient donc souvent à la classique récup' avec nouvel emballage( en l'occurrence flashy technologique et langage infantile) en guise de réel "progrès". Nous vivons une époque de profonde transformation à l'échelle humaine et planétaire , cette transformation est d'ailleurs clairement nécessaire à la vue des conséquences d'une (finalement assez longue) ère industrielle finissante. Il me semble donc aussi nécessaire d'évoluer de même en sortant si possible habilement de cette structure de pensée qui est à grande domination mercantile et par laquelle nous sommes encore grandement conditionnés dans notre vision et notre rapport du monde (... et qui a certes rendu certains pays ou individus très puissants, mais là aussi avec quelles conséquences globales(?) ) et en redéfinir un plus adapté à l'état des lieux contemporain et sa réalité. Sachant bien évidemment que nous n'avons plus les mêmes marges d'erreurs que par le passé.

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Mailys Girardot

Publié le 10 juillet 2015

Effectivement, les innovations numériques permettent de répondre très concrètement à des problèmes du quotidien, par exemple à celui des embouteillages et de la pollution. Nous étions au festival du numérique Futur en Seine il y a tout juste un mois pour présenter notre programme de recherche Wayz-Up Sense. Ce programme a pour but de détecter automatiquement les situations de covoiturage et permettrait à termes de contrôler les futures voies réservées au covoiturage. Nous vous proposons de retrouver sur notre blog l'article qui présente ce projet plus en détail : http://blog.wayz-up.com/2015/07/01/lequipe-wayz-up-a-futur-en-seine/

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