Agir au quotidien

Circuits courts : manger local et intelligent

Publié le 3 octobre 2014

Finis les innombrables intermédiaires entre les champs et votre assiette ! Avec les circuits courts, la nourriture se transmet (presque) directement du producteur au consommateur. Un mode de consommation aux mille vertus.

Thomas Louapre

Cagettes de poires, glacières de yaourts, sacs de pains de campagne… Un jeudi sur deux, un restaurant-traiteur de Vincennes prend des allures de marché campagnard. Des agriculteurs installent leurs étals le long des murs et des habitants du coin, membres de « La ruche qui dit Oui !», viennent récupérer légumes, viande et autres victuailles.

Le principe d’une « Ruche » (il y en a 572 en France) est enfantin : les producteurs d’une région proposent leurs marchandises sur internet ; les consommateurs commandent et paient en ligne ; puis la rencontre a lieu, deux fois par mois, pour que les produits passent des champs aux cabas. Un seul intermédiaire dans la transaction, des distances réduites : le prototype-même d’un circuit court.

« Les produits sont meilleurs, pas beaucoup plus chers, et on soutient l’agriculture locale. On paie le producteur et pas tous les intermédiaires ni les grandes sociétés », apprécie Delphine, 27 ans, qui a nettement réduit sa fréquentation du supermarché.

Moins de transport et plus de liens

Pour Vincent Simonnet, 33 ans, maraîcher bio dans l’Aube, l’avantage côté portefeuille est évident : « Le supermarché m’achèterait les courgettes bios 90 centimes le kilo et les revendrait beaucoup plus cher ; ici je les vends directement à 3,5 euros, calcule-t-il au milieu des bouquets de basilic et des tas de potimarrons. Les livraisons me coûtent en temps et en carburant mais personne ne cherche à m’arnaquer pour m’imposer des prix. » Cerise sur le gâteau : les commandes lui garantissent que tout son stock sera écoulé, sans perte.

L’organisatrice de ce joyeux bazar est une jeune femme en tablier noir et à l’air décidé, Delphine Chantôme, 34 ans, qui s’est demandé un jour ce qu’elle donnait à manger à ses enfants. « Au début j’allais dans des magasins bios mais ça me tuait d’acheter des produits qui venaient d’Amérique du Sud, dit-elle. En creusant j’ai découvert beaucoup de producteurs locaux, qu’il faut faire vivre ! On reconnecte tout simplement les gens entre eux. »

Marc-David Choukroun
© Thomas Louapre / La Ruche qui dit Oui !
Version flottante, libre-service ou ultra fidèle

Promouvoir une agriculture « de proximité, de qualité et respectueuse de l’environnement », telle est aussi la devise du Marché sur l’eau. Cette association achemine des produits par bateau jusqu’à Paris, Pantin ou Sevran et les vend aux passants ou à des internautes qui ont commandé.

« Au bout du champ » propose la version « distributeur » : les paniers de primeurs sont entreposés dans des casiers, dans deux boutiques ouvertes 7 jours sur 7 entre 8h et 22h. Le consommateur choisit ses poireaux ou ses fraises, paie sur une borne et le casier s’ouvre. « On va chercher des produits tous les jours directement chez le producteur, à moins de 100km du point de vente, pour alimenter le libre-service », explique Joseph Petit, 30 ans, l’un des deux fondateurs.

Mais si vous êtes un ultra-fidèle, c’est une AMAP qu’il vous faut : vous vous engagez à acheter un panier bio chaque semaine à un producteur de votre région, qui est ainsi assuré d’écouler sa marchandise toute l’année et à bon prix. Parmi ces mille initiatives, vous trouverez forcément panier à votre pied. Vous aussi, court-circuitez !

A vous de jouer!

Et si vous montiez une AMAP? Animafac, le réseau des associations étudiantes, vous donne les clefs pour vous lancer avec une fiche pratique « Créer et animer une AMAP« .

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Rédigé par

Hélène Seingier

4 commentaires

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Circuits courts : manger local et intelligent -...

Publié le 16 octobre 2014

[…] Finis les innombrables intermédiaires entre les champs et votre assiette ! Avec les circuits courts, la nourriture se transmet (presque) directement du producteur au consommateur. Un mode de consommation aux mille vertus.  […]

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Circuits courts : manger local et intelligent |...

Publié le 09 octobre 2014

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