Solidarités

Le permis solidaire, un premier passeport vers l’emploi

Publié le 16 septembre 2014

Passage quasi-obligé pour trouver un emploi, le permis relève du parcours du combattant pour les jeunes en rupture scolaire et les personnes en insertion professionnelle. Pour les aider, des auto-écoles associatives ont vu le jour. Plein phare sur ces initiatives locales.

Mobil Emploi

« Si vous n’avez pas le permis, c’est mort ! ». C’est parfois par ces mots que se clôture une phase de recrutement, notamment en banlieue et en zones péri-urbaines mal desservies par les transports en commun. Pour des jeunes en situation de précarité, « le permis est parfois attendu comme le messie pour ouvrir des portes et accéder à un territoire plus large », explique Sylvie Vautrin, coordinatrice de l’auto-école associative Mobil Emploi en Savoie.

« On accompagne les publics qui ont des difficultés à parler français, qui sont dans des parcours d’insertion, des jeunes des Écoles de la deuxième chance ou du milieu carcéral », ajoute Didier Luces directeur de Mobilex en Alsace. L’inscription se fait sur prescription des acteurs sociaux ou de l’emploi, comme les Missions locales, Pôle Emploi ou les services de prévention.

Un jeu de 7 familles pour apprendre le code

« L’enjeu, c’est de remobiliser les capacités d’apprentissage » raconte Ghyslaine Morrow, présidente de Le Bon Créneau, en Haute-Normandie. Si, classiquement, les leçons de code consistent à être « face à des écrans et à des boîtiers, et voir défiler des séries de questions », l’auto-école associative, elle, propose « de véritable cours », en présence de moniteurs.

« On est confrontés à des personnes qui ne maitrisent pas bien les maths, la langue française… des savoirs de base pour bien comprendre le code de la route », poursuit-elle. « Je travaille avec des réfugiés, des gens qui ne savent ni lire ni écrire, des personnes cabossées par la vie » confie un moniteur de l’auto-école associative.

Pour faciliter leur apprentissage, « on a mis en place un jeu des 7 familles adapté au sujet de la signalisation et des panneaux », indique Sylvie Vautrin. Mobil Emploi utilise aussi un véhicule à boîte automatique pour aider les personnes victimes de lésions cérébrales « à se dégager l’esprit de la gestion mécanique et à se concentrer sur l’essentiel ».

Un coup d’accélérateur à la recherche d’emploi

« Dès lors que le projet professionnel est mûrement réfléchi, le permis a un effet levier sur l’emploi », affirme Didier Luces. Seulement, une auto-école classique ne convient pas forcément à des personnes pour lesquelles « la feuille rose est le seul diplôme et souvent le premier succès reconnu par les autres », d’après Bernard Frasiak, président de la Fédération des Associations de la Route pour l’Éducation (FARE), qui coordonne un réseau d’auto-écoles associatives.


Le Bon Créneau ne cale pas par BFMTV

Il ne s’agit pas d’un service gratuit, mais le soutien octroyé par certaines collectivités locales permet d’adapter les tarifs. Le permis reste un investissement financier, mais les auto-écoles associatives lui apportent sa dimension solidaire : tout le monde peut apprendre à conduire, y compris ceux qui pensaient rester sur le bord de la route.

 

Le permis contre du bénévolat ?

 Les « plateformes de mobilité » permettent de bénéficier d’un accompagnement personnalisé (diagnostic des besoins en mobilité, accompagnement dans la construction du parcours vers le permis de conduire, locations à bas coût, etc.) : voir par exemple en Bourgogne, en  Puy-de-Dôme ou en au Mans.

Le permis contre du bénévolat ? Certaines collectivités locales ont mis en place un programme permettant de mieux accéder au permis de conduire en s’engageant de manière citoyenne, comme à Dunkerque.

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Rédigé par

Sébastien Levrier

25 commentaires

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christelle

Publié le 27 février 2016

Bonjour Comment faire pour bénéficier du permis solidaire? J'ai le code mais pas le permis et je suis un peu coincé car au chômage. Comment rentrer en contact avec les associations permis solidaire de Dunkerque car je vis dans le nord. Merci

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MARCELLINE

Publié le 17 février 2016

bonjour,je m appelle marcelline jhabite pessac saige,j aimerais connaitre les formalités de votre association pour passer le permis solidaire .merci

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Deschaseaux

Publié le 30 janvier 2016

bonjour, j'ai eu une annulation de permis actuellement je peux le repasser mais je suis au chômage donc pas trop les moyens j'aimerais pouvoir profiter du permis solidaire cordialement

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thibault arlette

Publié le 28 janvier 2016

bonjour, je m'appel Arlette j'ai 58 ans à la recherche d'un emploi dans aide à domicile. Comme je n'ai pas le permis, il est très difficile de trouver du travail. Peut on m'éclairer sur les différentes démarches à suivre pour passer mon permis à bas prix. Il n'est jamais trop tard merci

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touchet

Publié le 17 janvier 2016

trois j c'est parce que mes enfants s'appellent jeremy jonathan et jessica c'est pour ça que c'est mes trois j je les aime plus que tout ils sont ma force j'aimerais leur dédier une chansson mais je ne trouve pas les mots ce serrait mon rêve.je souhaite une bonne journée a ceux qui liront ceci

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