Agir au quotidien

Se loger autrement quand on est étudiant

Publié le 4 septembre 2014

Se loger gratuitement ou à moindre coût ? Malgré la hausse régulière des loyers, cela reste encore possible avec le logement contre services et le logement à la ferme. Zoom sur ces deux formules qui ont l’avantage de créer un lien avec votre propriétaire et de ne pas vous ruiner.

© Campus Vert

Rendre service… sans travailler au noir

Le logement contre services correspond à un échange de bons procédés : l’étudiant a besoin d’un toit quand le propriétaire attend un service plutôt qu’un loyer. Concrètement, il s’agit donc de la mise à disposition d’un logement contre 10 à 12 heures de travail hebdomadaire. Au-delà de ce quota, le propriétaire est tenu de vous rémunérer. Légale, cette pratique doit être bien encadrée : le propriétaire doit vous faire signer un contrat stipulant le type de logement et de service, le nombre d’heures travaillées, le mode de vie en commun, le partage des charges locatives (téléphone, eau, électricité, internet…), la durée du contrat, etc…

Cette formule arrangeait mes parents qui n’avaient pas les moyens de prendre en charge mon loyer.

Hélène a testé le logement contre services pendant ses études : « J’ai débarqué de ma campagne à Paris, à 17 ans. Cette formule arrangeait mes parents, agriculteurs, qui n’avaient pas les moyens de prendre en charge mon loyer. Pendant deux ans, j’ai gardé le petit dernier d’une famille du 16e, en échange de leur chambre de bonne. Je travaillais 12h par semaine mais n’ai jamais signé de contrat. Avec le recul, je me dis que j’ai eu de la chance de tomber sur une famille honnête ! »

Pour éviter les arnaques, mieux vaut passer par des sites fiables comme Chambrealouer.com ou Lokaviz.fr.  Plutôt spécialisé dans la location de chambre chez l’habitant, le premier compte 4% d’annonces de logement contre services, « sur les 40 000 postées sur le site », explique le fondateur, Philippe de Rouville. « Nous avons un système de modération et des outils techniques pour détecter les arnaques. On vérifie les adresses IP, on relit attentivement les annonces… ». Le second site, géré par le CNOUS, veille aussi à la qualité et fiabilité des annonces, en relation avec les propriétaires. Certaines sont même labellisées Lokaviz : elles présentent « toutes les garanties d’une location adaptée à la vie étudiante ».

Étudier en centre-ville… et vivre à la campagne

Pour les amateurs de grand air plutôt que de baby-sitting, le logement à la ferme a de quoi séduire.  Fondée en  1995 à Béthune (Pas-de-Calais), l’association Campus Vert  propose aux étudiants des logements dans des corps de ferme, en périphérie des grandes villes universitaires du Nord-Pas-de-Calais, de Bretagne ou de Picardie.

Depuis cette rentrée 2014, d’Île-de-France avec 12 nouveaux logements à Mantes-la-Jolie (Yvelines). Selon Odile Colin, directrice de l’association depuis le 1er juillet, « Campus Vert propose 550 logement de qualité, meublés (du studio au T2) qui, à surface égale, sont loués 20% à 30% moins chers qu’en centre-ville. Nous incitons les propriétaires à créer un véritable échange avec leurs locataires, en leur proposant un panier de légumes bios, un atelier pour réparer leur voiture, des vélos pour se promener… Les étudiants vivent à la ferme mais ne sont qu’à 15 ou 20 minutes en voiture de leur site universitaire ».

Chez les Deldalle, c’était plus calme, plus grand, moins cher et j’avais des produits de qualité à portée de main !

Une formule qui séduit chaque année 1 000 à 1 200 étudiants, jeunes en formation ou stagiaires dont 60% de citadins. Éleveur de volaille à Verlinghem, près de Lille, Henri Deldalle loue 6 T2 duplex dans son corps de ferme. « Ces bâtiments n’étaient plus fonctionnels pour le métier donc il était intéressant de les réhabiliter en logements. Cela nous a permis de conserver notre patrimoine, d’entrer en contact avec des jeunes curieux, intéressés par la vie à la campagne et nous a apporté un complément de revenus. On échange avec nos locataires, l’ambiance est très familiale. »

Ce que confirme Amandine, mère de famille de 29 ans, originaire de la campagne de Béthune, qui a passé sept ans chez les Deldalle. « J’étais étudiante en droit à Lille 2 mais la vie à Lille ne me plaisait pas. Chez les Deldalle, c’était plus calme, plus grand, moins cher et j’avais des produits de qualité ─ volailles, œufs ─ à portée de main ! Ils sont devenus ma deuxième famille, je les côtoie encore aujourd’hui. »

Normande, Morgane Gautier, 24 ans, termine son Master 2 Marketing industriel international et innovation. Elle vit chez les Deldalle depuis un an et loue 40 m2 pour 375€ : « Dans Lille, je n’aurais que 20 m2 pour le même prix. Ici, les loyers sont imbattables et on gagne en qualité de vie : repas avec les propriétaires et les voisins [Ndlr : les Deldalle hébergent actuellement 9 étudiants], accès à un barbecue… Et je ne suis qu’à 30 minutes de bus de la fac ! » Ville ou campagne, services à rendre ou grand air à partager… à vous de choisir !

 

D’autres formules existent : découvrez la colocation solidaire et la colocation intergénérationnelle !

86 commentaires

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MONDESIR D

Publié le 13 octobre 2016

BONJOUR, je cherche un logement dans l' immédiat; je suis étudiant dans l3em

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flis

Publié le 11 octobre 2016

bonsoir, je suis étudiante à Paul Valery, je cherche un studio pour le plus tôt possible, je suis dans une maison d'hotte et je dois quitter dans 2 jours

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Djamsa Satira

Publié le 03 octobre 2016

Bonjour je vais étudier à perpignan et je cherche un logement moin cher ou contre un service. Je compte arriver le 15 prochain

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Baby Charavé

Publié le 01 octobre 2016

Bonjour,je suis chirurgien Malien,j'ai postulé pour le DFMSA de chirurgie cardiaque à l'université Marie curie.Je cherche un loyer (nov 2016 à octobre 2017) à Créteil île de France pour mes stages hospitaliés à l’hôpital Henri Mondor.Merci

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Mansour

Publié le 26 septembre 2016

Bonjour, Je suis un étudiant en master2 à Ingémedia Toulon, je cherche une chambre ou un studio entre 200 et 300 euro. Merci d'avance et bien cordialement.

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