Conseils (de) pro

Réussir son passage à l’oral

Publié le 28 mai 2014

Défendre ses idées, son projet, son CV… Beaucoup de rendez-vous professionnels -et personnels- reposent sur la prise de parole. Témoignages d’étudiants et de jeunes actifs qui s’entraînent au sein d’associations.

Ibrahim Bechrouri est finaliste du concours Eloquentia organisé par l’association éponyme qui permet à 28 étudiants de l’Université de Saint-Denis de se former à l’art de la parole. A 24 ans, il entame bientôt une thèse en géopolitique. Il sait que son métier va l’amener à parler en public. Et que plus généralement, savoir transmettre ses idées, ses projets, sa motivation est un atout… qu’on n’apprend pourtant pas sur les bancs de l’école.

Dompter le stress

Des conseils pour ceux qui passeraient un entretien d’embauche ou répondraient à un appel à projet, il en a quelques-uns. A commencer par reconnaître ses émotions et son stress afin d’en faire des alliés. « Je ne connais personne qui ne soit pas stressé par la prise de parole, même chez ceux qui ont l’habitude. Lors de certaines joutes verbales, j’ai eu l’impression que ma montre pesait 3kg tellement mon poignet avait tremblé. Ça n’empêche pas d’aller jusqu’au bout. Le plus dur, c’est d’oser et de se lancer« , confie le jeune homme.

Ibrahim Bechrouri conseille également de porter une attention particulière à tout ce qui peut parasiter un discours (des « euh » répétitifs, des bracelets qui font du bruit…). On peut aussi appuyer ses propos par des gestes et des regards. Sans oublier de prendre le temps du silence, si on en a besoin, pour répondre à une question. « Parler, c’est d’abord être à l’écoute. »

S’entraîner à la prise de parole

Quelques associations proposent de s’entraîner à la prise de parole en public. Toastmasters, une association internationale basée aux Etats-Unis, a développé une méthode pour apprendre à s’exprimer à l’oral. A Paris, le président du club L’Etincelle, Victorien Vuong, a rejoint l’association alors qu’il commençait à enseigner à la fac. Il insiste sur l’esprit de bienveillance qui guide chaque réunion deux fois par mois.

Ce soir-là, le club se retrouve dans un bar. Une petite dizaine de jeunes sont présents, étudiants ou actifs. Olivia travaille dans la production de films et voudrait mieux gérer son stress quand elle doit prendre la parole, que ce soit en tête-à-tête ou devant un groupe de collègues.

Un objectif par discours

La réunion commence toujours par la définition du  mot du jour. Aujourd’hui, les participants devront essayer de placer « immarcescible » dans leurs allocutions. Vient ensuite une série d’improvisations: « Mon boa s’est échappé dans l’immeuble », « Je me suis égaré dans la montagne en randonnée », « Je trouve une liasse de billets dans la rue »

Deux adhérents ont préparé un discours avec chacun un objectif précis : « aller à l’essentiel » pour Julien qui en est à son troisième speech et « varier sa voix » pour Diane qui fait sa sixième apparition. Les thèmes sont libres, Julien se lance dans une explication du crowdfunding quand Diane entame une plaidoirie intitulée « Demain, j’arrête ! ». Pour clôturer la séance, chacun est invité à évaluer la prestation des autres. Toujours à l’oral, car chaque situation est une occasion de prendre la parole.

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Rédigé par

Apolline Guichet

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Réussir son passage à l’ora...

Publié le 01 octobre 2014

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