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Éducateur sportif: se dépenser pour transmettre

Publié le 14 avril 2014

Térence est éducateur sportif à Sarcelles, une activité qui lui permet de vivre de sa passion tout en étant utile.

Au pied des tours du quartier Chantepie-Rosiers, à Sarcelles, de jeunes enfants s’activent sur la pelouse de deux terrains de football. A leurs côtés, Térence, un grand gaillard de 27 ans, surveille le bon déroulé de l’entraînement. Il est responsable de site pour l’association Sport dans la ville. Un travail d’éducateur sportif qu’il mène en plus de ses activités de judoka de haut niveau.

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«C’est mon club de karaté qui m’a proposé de me payer des formations pour devenir éducateur sportif», raconte-t-il.  Après sa scolarité en sport études à l’INSEP, il n’a pas hésité à sauter sur cette opportunité qui lui permettait de pouvoir continuer à progresser dans sa discipline.

Un emploi du temps aménagé

Son emploi du temps est aménagé afin qu’il puisse être libéré en cas de compétition.  «Je travaille 20 heures par semaine, payées 35 heures. A Sport dans la ville  j’encadre les équipes d’éducateurs et d’animateurs, explique-t-il, je suis élégamment coach sportif pour le club Karaté Sarcelles. Le reste du temps je m’entraîne».

Térence est titulaire du BPJEPS (le Brevet Professionnel de la Jeunesse, de l’Education Populaire et du Sport) depuis deux ans. Il a obtenu ce diplôme de niveau bac après une formation de 18 mois comprenant des cours de sports, de biologie et de science de l’éducation.

Des publics variés

Il a choisi de valider deux spécialités : le BPJEPS «Activité pour tous» pour pouvoir travailler avec des jeunes, et le BPJEPS «Activités Gymniques de la Forme et de la Force» qui lui permet de faire des cours de coaching individuels ou collectifs.

«Je travaille avec des publics très différents. A Sport dans la Ville les jeunes veulent surtout des muscles. Au club, j’accompagne un public plus âgé, par exemple des seniors qui prennent des cours de sport parce qu’ils ont des problèmes de santé», affirme Térence.

Plus qu’un simple entraîneur

Dans les deux cas, en plus de la possibilité de vivre de sa passion, il apprécie le «contact humain» offert par son travail. «J’aime bien transmettre des connaissances, surtout avec les jeunes, on leur apprend comment se comporter, on est des repères pour eux, quand ils ont des problèmes ils nous en parlent… je suis plus qu’un simple entraîneur», affirme-t-il.

D’autant que l’association Sport dans la ville est dans une démarche d’insertion. Les jeunes qui suivent ses cours gratuitement bénéficient d’un accompagnement professionnel. Les éducateurs sportifs peuvent les aider à trouver un stage ou une formation.

«On avait un jeune complètement sorti du milieu scolaire, on l’a entraîné vers une formation informatique et maintenant il est embauché, c’est une belle réussite», raconte Térence.

Selon lui, le plus dur aura été d’attirer les jeunes vers les terrains de sports, surtout les adolescents. «On est allé les chercher à la sortie des écoles, on a fait du tractage, au début ils préféraient traîner avec leurs copains», raconte-t-il. Puis le démarchage a payé. «Maintenant c’est eux qui viennent d’eux-mêmes», sourit Térence.

Devenir éducateur sportif

Pour devenir éducateur sportif, il faut, comme Térence, obtenir un BPJEPS (brevet professionnel de la Jeunesse, de l’Éducation populaire et du Sport), de niveau bac. On le prépare au sein des Creps (centres de ressources, d’expertise et de performance sportives) ou d’un CFA (centre de formation d’apprentis).

Il existe ensuite des DEJEPS, (diplômes d’Etat de la Jeunesse, de l’Éducation populaire et du Sport), et les DESJEPS (diplôme d’Etat supérieur), qui permettent de devenir entraîneur de haut niveau ou directeur de structures. Pour certaines activités (comme les sports de montagne), on trouve également des diplômes spécialisés.

logo_phosphore-etudesPlus d’informations sur le métier d’éducateur sportif et les formations qui y mènent sur le site Phosphore.

 

logo UDESPour en savoir plus, consultez la fiche métier « éducateur sportif » sur le portail de l’emploi dans l’ESS de l’UDES.

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Rédigé par

Héloïse Leussier

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