Dis-moi pourquoi tu bosses

Métiers de l’animation: un rôle clé auprès des enfants

Publié le 17 mars 2014

Eliott Raffet est animateur dans un café culturel pour enfants. Il jongle entre initiation à la musique et pédagogie. Il nous raconte ce job pas comme les autres qu’il exerce depuis ses 18 ans.

A 25 ans, Eliott Raffet vient de commencer son contrat au Cafézoïde, un café culturel pour les enfants situé dans le 19e arrondissement parisien. Eliott, qui est par ailleurs musicien, s’occupe de l’éveil musical. « Parfois, je prends ma guitare et je commence à chanter. D’autres fois, on ouvre la malle avec les percussions et on reproduit des rythmes. Certains enfants viennent pour écouter, d’autres participent quand d’autres encore ne font que passer. C’est chaque fois différent. »

Le BAFA pour commencer

Eliott a passé le BAFA à 18 ans. « Je voyais l’animation comme une possibilité de gagner un peu d’argent l’été. C’est devenu plus que ça. J’ai découvert qu’on ne peut pas être animateur sans penser aux activités qu’on veut mettre en place, à ce qu’on incarne, ce qu’on transmet… Il faut aussi savoir remettre en cause les manières de fonctionner de certaines structures pour repenser la sécurité de l’enfant, s’adapter à son intérêt, à ses envies. Moi le premier, je n’apprends jamais aussi bien que lorsque je comprends l’utilité de quelque chose et que j’ai envie d’en savoir plus. »

On peut apprendre partout, tout le temps.

Quand Eliott n’anime pas une activité musicale, il répond aux différentes demandes des jeunes, passe derrière le bar qui propose des crêpes, des boissons et un repas le midi. « La conviction de ce lieu, c’est qu’on peut apprendre partout, tout le temps. On offre un autre rapport à l’autorité en ne collant pas d’étiquettes aux enfants car ils sont dans une évolution permanente.»

Une éducation populaire

Le jeune animateur défend l’éducation populaire et milite auprès de l’association des CEMEA en dispensant des formations au BAFA. « Le stage théorique ne dure que 8 jours. Je dis toujours aux stagiaires qu’ils repartiront avec plus de questions que de réponses. L’animation demande plus de savoir-être que de connaissances à assimiler. Par exemple, il vaut toujours mieux se baisser pour parler à un enfant de 4 ans. Il ajoute par ailleurs : « Si l’on veut se professionnaliser, c’est important de passer le BPJEPS, un diplôme d’état avec une formation sur 18 mois. »

Retrouvez d’autres métiers de l’ESS dans notre chronique « Dis-moi pourquoi tu bosses? »

Eliott Raffet travaille 26h par semaine, payées au SMIC. « J’ai décidé de privilégier un poste où je peux mener d’autres projets. Et une structure où l’on consulte les gens qui s’y investissent au quotidien, où on leur laisse prendre des initiatives… Pour l’instant, le plus important, c’est de me sentir à ma place.»

 

>> Découvrez le témoignage de Christophe dans cette vidéo d’uniformation 

Devenir animateur
Il existe plusieurs voies pour exercer le même métier qu’Eliott :
– Niveau CAP ou équivalent : Brevet d’aptitude professionnelle d’assistant animateur technicien
– Niveau bac : Brevet professionnel de la jeunesse, de l’éducation populaire et du sport
– Bac + 2 : DEUST Animation et gestion des activités physiques et sportives ou culturelles, DUT Carrières sociales option animation sociale et socioculturelle
-Bac + 3 : Licence pro intervention sociale spécialité coordination de projets d’animation et de développement social et socio-culturel

logo_phosphore-etudesDécouvrez une description du métier d’animateur socioculturel et les différentes formations qui y mènent sur le site de Phosphore.

 
 
Pour plus de renseignements, retrouvez les fiches métiers:
Assistant animateur socio-éducatif » d’Uniformation
Animateur sur le portail de l’emploi dans l’ESS de l’UDES

Image writer

Rédigé par

Apolline Guichet

2 commentaires

Cliquez sur le + pour voir les commentaires.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

image commentary

Jobs d’été: avez-vous pensé à l’économie sociale et solidaire? - Say Yess

Publié le 11 avril 2014

[…] certains travaillent dans l’animation à temps plein, c’est aussi le plus gros secteur qui recrute l’été dans l’ESS. Des offres sont disponibles […]

image commentary

Métiers de l’animation: un r&ocirc...

Publié le 18 mars 2014

[…] A 25 ans, Eliott Raffet vient de commencer son contrat au Cafézoïde, un café culturel pour les enfants situé dans le 19 arrondissement parisien. Eliott, qui est par ailleurs musicien, s’occupe de l’éveil musical.  […]

Sur le même thème

Décryptage

  • Co-création : entreprises classiques et sociales alliées pour la bonne cause

    Lire la suite
  • Modèle économique entreprise ESS

    À quoi ressemble le modèle économique d’une entreprise de l’ESS ?

    Lire la suite
  • Recycles © Kamel Secraoui

    Quand les chambres à air deviennent ceinture et les mobiles retrouvent une jeunesse

    Lire la suite
  • L’ESS, à quoi ça sert ?

    Lire la suite

Say yess tv

  • Ensemble, ici et maintenant

    icone-youtube-play

    Par: Step Aside Project

  • L’affranchi jardinier

    icone-youtube-play

    Par: Step Aside Project

  • Le tourisme m’a sauvé

    Alternative Urbaine à Paris - Solidarum
    icone-youtube-play

    Par: Solidarum

Nos derniers articles

Citoyenneté

« J’ai donné un sens à mon travail grâce au Service Civique ! »

Après avoir travaillé quelques années en tant que pâtissier, Mikaël Treilhaud Daramy se lance dans un service civique, poussé par une envie de changement. Un véritable tremplin vers le secteur de l’économie sociale et solidaire pour ce jeune de 23 ans.

Rédigé par Déborah Antoinat En savoir plus

Entreprendre, mode d'emploi

Pourquoi se compliquer la vie en créant une entreprise éthique et solidaire ?

Comme si créer une entreprise ce n'était pas suffisamment compliqué, certains y ajoutent des ambitions écologiques, sociales et solidaires... Seraient-ils un peu maso?

Rédigé par Laure Jouteau En savoir plus

Tech

L’agriculture urbaine boostée par le numérique

Et si les agriculteurs, jardiniers ou botanistes locaux s'unissaient aux acteurs du web ? C'est le principe des rencontres « Hackgriculture », proposées par le collectif « Nantes ville comestible » qui vise à mêler les énergies locales pour penser la ville comestible. Avec le numérique comme engrais.

Rédigé par Jeanne La Prairie En savoir plus

Afin d'améliorer votre expérience, Say Yess utilise des cookies. En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation des cookies, pour nous aider à analyser les audiences de ce site.
En savoir plus
Votre commentaire a bien été soumis. Il est en attente de validation.