Des idées pour s'engager

Chantiers internationaux : partez bien préparé(e)!

Publié le 20 janvier 2014

Rénover une école en Inde ou planter des arbres au Maroc durant vos vacances, ça vous tente? Alors les chantiers internationaux sont faits pour vous. Mais attention, l’expérience se prépare avec soin.

Vais-je avoir mon visa à temps ? Y aura-t-il vraiment quelqu’un à l’aéroport pour m’accueillir ? Un mois avant son départ pour un chantier solidaire au Togo, l’été dernier, Elsa paniquait un peu. Finalement son bénévolat dans un petit village, avec des jeunes français et togolais, s’est déroulé à merveille. « J’ai aidé pour l’arrachage des arachides et la plantation de riz, c’était vraiment super comme expérience », raconte-t-elle.

Comprendre qu’on ne va pas changer le monde

En Europe ou ailleurs, le chantier international est la formule idéale pour un premier engagement à l’étranger : vous êtes accueillis dans une association locale pour 2 ou 3 semaines de rénovation de bâtiment, de reboisement ou de coups de main dans les champs. « Mais il faut être extrêmement prudent, notamment avec les offres de chantier sur internet. Je recommanderais presque de ne pas partir s’il n’y a pas eu un contact préalable en France avec des partenaires de l’association d’accueil », avertit Véronique Busson, chargée des volontariats chez Cotravaux.

Cette plateforme, comme Solidarités Jeunesses ou France Volontaires, recense les chantiers les plus sérieux et aide les futurs bénévoles à se préparer. « Comprendre ce qu’on va faire là-bas, qu’on ne va pas changer le monde en 3 semaines, c’est presque plus important que des consignes liées à la santé ou à la sécurité sur place », poursuit la professionnelle.

Préparation au choc culturel

« On répond aux questions par téléphone ou par courrier et on organise des rencontres avec des bénévoles qui sont déjà partis, détaille Kristine Roke coordinatrice des chantiers internationaux chez Solidarités Jeunesses. Nous avons aussi des sessions de préparation au choc culturel pour ceux qui partent en Asie, en Amérique Latine ou en Afrique. »

Côté timing mieux vaut chercher un chantier dès le début de l’année pour partir en été. « Certains sont très demandés. Et puis il faut prévoir plusieurs mois pour les sessions de préparation, les vaccins, parfois le visa », prévient Kristine Roke. Sans oublier le temps de rassembler les sous, car le bénévole paie son déplacement et certaines dépenses sur place. « Certaines villes, départements ou régions financent des bourses mobilité, rappelle Véronique Busson. Et si le budget transport est serré pour partir loin, rien n’empêche d’aller en Europe. »

Une expérience qui change la vie

En Serbie, par exemple, le groupe « Young Researchers » accueille des Français, des Italiens ou encore des Sud-Coréens pour des chantiers environnementaux, main dans la main avec des jeunes locaux. « C’est une expérience qui change la vie, témoigne Bojan Beronja, qui coordonne ces séjours. En deux jours ils savent les uns sur les autres des choses que je ne sais pas moi-même sur les jeunes d’ici. Vivre ensemble change vraiment tout. »

Et les bouleversements ne font que commencer : un chantier international est souvent le premier pas vers d’autres engagements. « On a envie de partir loin quand on a les moyens. Mais notre travail consiste aussi à expliquer qu’il y a également des choses à faire en France », expose Véronique Busson. Gare aux chantiers, donc, vous en reviendrez forcément transformé(e).

Pour en savoir plus

Le réseau Cotravaux organise régulièrement des des rencontres et des réunions d’information.

D’autres formules que les chantiers existent, notamment les volontariats. A voir en détail par ici

Déjà salarié ? Certaines entreprises permettent de partir en congés solidaires.

Enfin, si vous voulez faire de l’humanitaire votre métier, découvrez nos conseils ici.

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Rédigé par

Hélène Seingier

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