Planète

Des ateliers pour faire «prendre conscience de son environnement»

Publié le 23 décembre 2013

Dans les Landes, l’éco-lieu Jeanot, un jardin éducatif partagé, propose des ateliers et des formations autour de l’agroécologie. Objectif : faire « prendre conscience de son environnement ».

Un projet mené par des jeunes qui s’adresse… à tous. Dès son inauguration en juillet 2011, à Rion-des-Landes, l’éco-lieu Jeanot, porté par l’association C Koi ça, s’est donné pour objectif de transmettre des valeurs et une autre vision de l’agriculture, plus respectueuse de l’environnement.

Le tout, à travers trois « pôles » distincts : un pôle agro-écologie (production et vente de légumes cultivés selon cette pratique agricole), un pôle socio-culturel (cohésion des publics avec des ateliers, des repas, des concerts…) et un pôle éducatif (transmettre des connaissances, rendre le public acteur du changement).

Des ateliers au rythme des saisons

Laura Bats, 24 ans, fait partie de l’équipe de 8 permanents – 6 salariés, 2 jeunes en service civique – de l’association C Koi ça, qui gère les lieux. Salariée, elle coordonne le pôle éducatif. « On travaille avec le grand public, comme avec les scolaires (à partir de 3 ans) ou de jeunes retraités. »

« Au printemps et en été, on propose des ateliers chaque semaine avec des supports pédagogiques vivants (le rucher, la marre, nos animaux, nos parcelles de cultures…) pour poser des questions plus globales et à l’automne, on intervient plutôt sur les marchés et dans les lycées agricoles sur les thématiques de la solidarité internationale et de l’alimentaire [NDLR : en lien avec la Semaine de la solidarité internationale] », explique la jeune femme, permanente depuis mars 2012 et ancienne volontaire.

« Je pense qu’on peut agir »

Face à un constat de crise économique et écologique, l’éco-lieu veut « sensibiliser le public, l’amener à se questionner et à agir à son niveau ». Aux ados et jeunes adultes, l’équipe propose le « jeu de la ficelle » pour comprendre le système alimentaire. David Ekome, 22 ans, y a participé avec sa classe de BTS Agronomie et Production végétale. « On est assis en plusieurs cercles avec chacun une carte avec un rôle (consommateur, paysan riche ou pauvre, multinationale, distributeur…) ou une ressource (pétrole, eau…) et on tisse des liens pour représenter les interactions entre les acteurs. Ça nous amène à réfléchir et à prendre conscience que chaque acteur a un impact sur les autres, que le monde est complexe », explique l’étudiant.

Après le jeu, l’animatrice propose un débat sur les alternatives et les solutions où chacun peut faire part de ses émotions, de son positionnement sur ces questions : « énervé », « content », indifférent »… « Plusieurs élèves étaient indifférents ou défaitistes. Moi, je suis plutôt sensible à l’agroécologie, aux circuits courts, je pense qu’on peut agir. J’aimerais avoir une ferme plus tard », précise David.

En 2013, l’équipe de Jeanot a accueilli ou rencontré près de 2 000 personnes, tous publics confondus. Comme Maryte Chamonard, 66 ans, qui participe régulièrement à l’aménagement d’un sentier botanique chez Jeanot. « On enlève les ronces, on défriche, on apprend à reconnaître les plantes… Les jeunes de Jeanot nous aident, tout en nous laissant travailler à notre rythme. Ce lieu respire le calme, la paix, la tranquillité », souligne l’ancienne professeure d’éducation physique. Chez Jeanot, pas de discrimination à l’âge : on peut tous être acteur du changement.

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[...] le sud-ouest, à Rion-des-Landes, l’association C koi ça qui agit pour le respect des valeurs de la terre et la défense d’une agriculture durable, porte un ambitieux projet de jardin éducatif, baptisé [...]

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