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Jérémie, 29 ans, photographe: «la coopérative m’apporte un réseau et un support»

Publié le 5 juillet 2013

Jérémie Wach-Chastel, 29 ans, est photographe, mais aussi formateur et fan de théâtre. Depuis fin 2010, il a rejoint Coopaname, une coopérative dans la région parisienne, après avoir notamment testé le statut d’autoentrepreneur. Il nous explique les avantages d’une coopérative.

Coopaname se présente comme une structure d’entrepreneuriat collectif, où chacun peut adhérer, quelle que soit son activité professionnelle, et mutualiser un certain nombre d’éléments, comme ce qui relève de l’administratif. Qu’est-ce qui t’a donné envie de rejoindre Coopaname ?

Après un photoreportage social en Amérique latine et entre autres une année d’auto-entrepreneuriat, j’ai voulu monter une structure de formation pour cadres via le théâtre. On m’a alors parlé des coopératives. Avant de monter une telle structure, j’ai décidé de passer par Coopaname, qui permet de tester et de s’adapter avant de se lancer. Et cela m’a permis d’exercer plusieurs activités.

>> C’est quoi une coopérative ? Notre éclairage à lire ici.

Quels avantages trouves-tu dans une coopérative ?

Déjà, ils s’occupent de la facturation et de la compta : tout ce qui est embêtant ! On fait ce qu’on aime et ils gèrent le reste. Quand j’étais autoentrepreneur, je devais tout gérer. Là, je verse 10% de mon chiffre d’affaires en échange, mais j’ai calculé qu’à mon compte, avec les différents frais, cela reviendrait à peu près au même.

Et puis une coopérative apporte du réseau : je pense que 20 à 30% de mon chiffre d’affaires de l’an dernier est dû à la recommandation. On échange aussi des conseils, par exemple sur les tarifs. Et la coopérative donne une force : avoir une structure derrière soi quand on répond à un appel d’offre un peu important, c’est rassurant pour le client. L’autoentrepreneur passe toujours pour un rigolo.

Comment t’impliques-tu dans la coopérative ?

Je suis associé depuis 2012. Cela signifie que 3% de mon salaire brut va dans la coopérative. Mais en contrepartie, je participe aux deux grandes réunions annuelles où on va choisir nos orientations. C’est intéressant et nécessaire de s’investir dans son entreprise. On a conscience de ce qu’il se passe, on peut anticiper les coups durs et surtout, choisir les évolutions.

Est-ce que tu  te verrais travailler dans un autre type de structure, une entreprise « classique » ou redevenir indépendant ?

Indépendant, surement pas ! Le collectif est beaucoup plus motivant : quand on a des problèmes, on peut aussi se reposer sur d’autres. Et puis, la paperasse, c’est vraiment très dur ! Là, tout passe par la coopérative pour les factures par exemple, ce sont des gens qui ont l’habitude de gérer ces questions.

Travailler dans un autre type de structure pourrait m’apporter la sécurité de ne pas avoir à chercher mes clients. Mais en revanche, je ne pourrais plus avoir des activités variées comme actuellement, entre mes cours, mes formations en théâtre, l’implication dans la coopérative et la photo. La coopérative me permet d’allier les différentes choses que j’aime.

Et puis je pense que si je devais intégrer une structure classique, je deviendrais délégué du personnel ou syndiqué, pour pouvoir participer et voir ce qu’il se passe !

logo_phosphore-etudesDécouvrez plus d’informations sur le métier de photographe ainsi que les formations qui y mènent sur le site de Phosphore.

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Rédigé par

Oriane Raffin

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