Des idées pour s'engager

Ces jeunes qui s’engagent pour sauver des vies

Publié le 26 juin 2017

Non, les 16-30 ans ne sont pas tous rivés sur leur smartphone. Tête haute, de jeunes pompiers volontaires, sauveteurs en mer ou encore secouristes bénévoles assurent votre sécurité.

Ils ont au minimum une formation premiers secours et peuvent réaliser les bons gestes face à une  personne victime d’un saignement abondant, ayant perdu connaissance ou en arrêt cardiaque. Ces  jeunes, âgés de 16 ans au minimum, dotés d’un esprit collectif et solidaire, défendent avant tout leur devoir de citoyen. Ils sont pour la plupart étudiants et ne se prédestinent pas obligatoirement à un métier de la sécurité mais peuvent en faire un job d’été.

C’est le cas des sauveteurs en mer de la Société Nationale de Sauvetage en Mer (SNSM). En ce jour venteux et houleux, une cinquantaine de  jeunes étudiants (en médecine, psychologie ou encore en droit) sont réunis sur la plage de Sion sur l’Océan en Loire Atlantique pour se préparer à la saison estivale. Un jeune simule une noyade. Canot pneumatique à l’eau, trois sauveteurs se pressent pour sauver la victime. En moins de deux minutes, le noyé fictif inanimé se retrouve sur la plage en position de sécurité, entouré de ses « sauveurs ».

En réalité, des cas de noyade comme celui-ci sont assez rares sur la côte ligérienne. Les accidents les plus fréquents concernent les nouveaux sports nautiques : glisses avec engin motorisé, kitesurf, paddle, bodyboard. Bien sûr, les cas graves ne sont pas à exclure et il est parfois difficile de se protéger quand on est jeune adulte.

Un engagement bénévole à côté de sa vie pro

Marie a 23 ans et est sauveteuse en mer depuis 5 ans : « On peut voir des morts ou des blessés graves. Sur le moment nos gestes sont mécaniques, on ne réfléchit pas. Notre uniforme protège l’affect. C’est en rentrant que les émotions refoulées resurgissent. C’est à ce moment qu’il est important d’avoir une solidarité dans le groupe pour parler ».

Ce n’est pas qu’un métier, on fait ça pour pouvoir aider quelqu’un n’importe où, n’importe quand.

Malgré les difficultés, Marie ne voudrait abandonner cette mission pour rien au monde. « C’est un métier passion, on a le réflexe de sauver, ça fait partie de nous ». Un sentiment partagé par Apolline, une étudiante de 21 ans en école d’infirmière : « Ce n’est pas qu’un métier, on fait ça pour pouvoir aider quelqu’un n’importe où, n’importe quand ».

Pierre, étudiant en droit et sauveteur depuis 5 ans à la SNSM.

Le travail est saisonnier et souvent bénévole le reste de l’année. Ces jeunes doivent s’assurer une formation professionnelle en parallèle. Pierre a 24 ans. Il est sauveteur depuis 5 ans et compte arrêter l’année prochaine. « Je suis étudiant en droit, spécialisé dans la protection de l’environnement marin. Après avoir protégé les gens de la mer pendant des années, il sera temps pour moi de protéger la mer ! Mais toute ma vie je me sentirai responsable des gens. C’est comme les pompiers avec le feu, si je vois quelqu’un en danger dans l’eau, ça ne me viendrait pas à l’idée de ne pas intervenir ».

Pompier volontaire, une vocation

Anatole et Vianney ont déjà affronté le feu et sont prêts à intervenir sur n’importe quelle situation. Ces deux jeunes de 16 et 18 ans sont pompiers volontaires dans la région nantaise. Comme ses parents, Anatole, en bac pro « métiers de la sécurité » au lycée de la Joliverie, veut venir en aide aux personnes en détresse. « C’est automatique chez moi de venir en aide. C’est une fierté d’avoir à sauver une vie ». Vianney tempère : « On est fiers mais sans être des héros. Si on sauve des vies, c’est notre choix, notre vie, c’est normal. Il n’y a donc rien d’héroïque ».

Élèves du lycée La Joliverie, près de Nantes, en première année de bac pro « métiers de la sécurité », où étudie Anatole.

Anatole regrette que les gens ne soient pas plus solidaires. « Il faudrait obliger les jeunes à faire un mois de travaux d’intérêt général dans des associations de solidarité et d’entraide ». Vianney n’est pas d’accord : « Ce ne doit pas être une obligation, il faut que ça vienne des gens, ils doivent être volontaires. On n’oblige pas les gens à être solidaires, on l’est ou pas. Malheureusement, il faut que la situation soit grave pour que les gens se bougent, on l’a vu avec les attentats. Pour moi,  la solidarité donne un sens à ma vie. Je veux pouvoir aider, même pour un simple malaise ».

Rester vigilant quand les autres s’amusent

Vianney a également choisi d’être secouriste bénévole à l’Ordre de Malte. Cette association reconnue d’utilité publique vit grâce aux dons et à un important réseau de bénévoles, comme la Croix-Rouge et la Protection civile. Ces structures viennent en aide aux personnes fragilisées et assurent les premiers secours, notamment lors d’événements comme le festival du Bout du Monde à Crozon. Florian, 21 ans, y rejoindra son camarade : « J’adore l’ambiance de ce festival. C’est familial, les gens nous remercient pour notre présence. On  est là pour donner de notre personne, sans qu’il n’y ait de questions d’argent. »

Marion, son diplôme d’infirmière en poche, a aussitôt souhaité consacrer son temps libre aux autres. Elle est bénévole depuis plus de 3 ans et demi à l’Ordre de Malte : « Lorsqu’on est secouriste, on voit parfois des gens dans des situations difficiles mais qui gardent malgré tout le sourire. Ça dédramatise les situations et ça apprend à relativiser » explique-t-elle. Pour conclure, Florian ajoute : « Le bénévolat n’est pas réservé aux vieux ! Tout le monde peut trouver du temps et faire les gestes de premiers secours. »

Comment s'engager ?

Cet été, Florian, Vianney et Marion assureront votre sécurité sur de nombreux événements du Grand Ouest. Les sauveteurs en mer seront quant à eux présents sur les plages françaises et les pompiers volontaires mobilisés tout au long de l’année pour éteindre des feux ou sauver des vies. Si ces formes d’engagement vous attirent, vous retrouverez sur les sites suivants, les informations pour s’engager auprès des personnes en danger :

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Rédigé par

Aurélien Frances

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