A vous de jouer !

Vacances constructives

Partez à la découverte de destinations engagées en Europe!

Le « coquillages et crustacés, sur la plage abandonnée », très peu pour vous ? Cet été, optez pour des vacances constructives en mettant le cap sur des projets d’économie sociale et solidaire pendant une escapade européenne.

0
Déjeuner populaire organisé tous les dimanche dans la cour de Can Batlló.
Des initiatives près de chez vous, de Paris à la Bretagne

Pas besoin d’aller à l’autre bout du monde pour rencontrer des gens inspirants et prendre des idées (dixit Migrantour). Pour ceux qui n’auraient pas encore mis les pieds chez les Grands voisins dont nous vous parlions l’an dernier, sachez que le projet est prolongé pour six mois. Les associations et start-ups partiront de cet ancien hôpital en décembre 2017 et non pas en juin comme prévu initialement. L’occasion de passer un dernier été dans ce lieu où les initiatives d’ESS foisonnent.

Les Grands voisins © Elena Manente (Yes We Camp)

Plus à l’ouest, en Bretagne, à Augan plus exactement, le Champs des possibles compte bien empêcher la désertification rurale en maintenant le commerce de proximité. Bar, épicerie, micro-brasserie et même radio animent désormais cette bourgade du Morbihan dynamisée par une équipe de trentenaires. Si vous ne passez pas dans le coin, vous pouvez toujours profiter d’une sieste au soleil pour lire notre série de reportages !

Des villes inspirantes dans les pays limitrophes

Avant d’être la ville du modernisme et de Gaudí, Barcelone fut une ville ouvrière. Les cheminées en brique de nombreuses usines restent visibles pour les plus observateurs. L’ancienne usine textile de Can Batlló, réinvestie par les riverains, dont nous vous avions détaillé les revendications, en est l’un des fleurons. A la mi-juin, l’espace fêtera ses 6 ans d’existence dans un programme festif. Plus haut, dans la forêt de Collserola qui surplombe Barcelone, Can Masdeu fait figure de vieille référence. Voilà 25 ans que cet ancien hôpital de lépreux a été converti en un centre social autogéré, particulièrement impliqué dans la permaculture. Tous les dimanches, un déjeuner populaire y est organisé au profit d’une organisation.

Templhof © Lichtschwärmer

A Berlin, l’été, les pelouses de l’ancien aéroport de Tempelhof deviennent le lieu de rencontre jeune et festif, le temps d’un barbeuc’. Des espaces périphériques permettent à différentes associations de faire connaître leurs activités. Potagers partagés, éducation à l’environnement, cirque social, éco-construction… On a enfilé notre k-way pour vous présenter ce lieu rempli d’Histoire avant la saison estivale.

Les éco-villages du sud de l’Europe

Niché au cœur de la région d’Espagne la moins bien desservie, près de la Galice, le village de Matavenero est l’un des premiers éco-villages d’Espagne. En y descendant à pied pendant une vingtaine de minutes, vous pourrez y fredonner « San Francisco » de Maxime Le Forestier. Un groupe de jeunes de toute l’Europe a récupéré ce village abandonné à partir de 1989. Certains de leurs enfants, scolarisés dans ce même village, poursuivent actuellement le rêve de leurs parents au paradis de la bio-construction. Début juillet, un festival d’éducation respectueuse y est organisé. Toute l’année, un espace de campement est réservé aux visiteurs, avec accès à une cuisine.

De l’autre côté de l’Europe, en Grèce, Free and Real est une communauté plus récente, née en 2008 suite à la crise économique qui a violemment frappé le pays, à l’initiative d’un jeune qui venait d’hériter d’un terrain de sa grand-mère, au nord d’Evia. L’été, des volontaires du monde entier rejoignent le chantier pour contribuer au rêve d’une société meilleure.

Riace, un village dynamisé grâce aux réfugiés

Autre pays, autre modèle. Au sud de l’Italie, sur la pointe de la botte, les réfugiés redonnent vie depuis 1998 au village de Riace qui voyait sa démographie en berne. Les ateliers d’artisanat ont ainsi pu être rouverts et des touristes du monde entier viennent désormais visiter ce village dont le maire a été désigné par le magazine Fortune comme l’une des 50 personnalités les plus influentes au monde.

D’autres idées de destination ? N’hésitez pas à les partager en laissant un commentaire !

Auteur de l'article : Caroline Venaille

Laisse un commentaire

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *