A vous de jouer !

Nature préservée

Des assos et des îles

Il est temps de préparer vos vacances d’été ! Vous avez peut-être prévu de partir à la découverte des îles du Ponant, accessibles en quelques heures de bateau. Pour les faire connaître et les préserver, des associations font un travail de sensibilisation au quotidien.

Livre d’ornithologie et longue vue en main, Fañch Quenot fait face à une dizaine de touristes surpris par la météo très clémente des vacances d’avril. Animateur naturaliste au Centre d’étude du milieu d’Ouessant (CEMO), il propose des sorties pour leur expliquer la faune, la flore et le paysage battu par le vent qui les entoure. A l’issue de la balade, Mathys, 15 ans, est ravi : il a observé un phoque qui se restaurait dans une anse et appris qu’ici, l’homme n’a jamais introduit de prédateur au lapin, comme le renard.

A 2h30 de ferry de Brest, Ouessant fait partie des îles du Ponant, qui s’étendent de l’archipel de Chausay, dans la Manche, jusqu’à l’île d’Aix, en Charente-Maritime. Chaque année, plus de 2,3 millions de continentaux y accostent et certains curieux, touristes ou scolaires, découvrent ces territoires particuliers grâce à des structures comme le CEMO ou la Maison de la nature de Belle-île-en-mer.

Déchets, eau, énergie…

Si chaque île a ses spécificités, elles ont aussi un certain nombre de problématiques en commun : préservation d’écosystèmes, déchets à renvoyer sur le continent, raccordement à l’eau courante, production d’énergie, tourisme saisonnier… Autant de sujets sur lesquels les îles et leur tissu associatif très riche informent les visiteurs.

Yeu Demain, qui milite notamment pour un tourisme durable et responsable sur l’île d’Yeu, a opté pour des clips de prévention diffusés sur la traversière qui fait le lien avec le continent. Vélo, pique-nique, pêche… les thématiques chères aux touristes sont abordées. « Des scénarios catastrophes ou humoristiques ont été choisis pour que ce soit percutant. On s’est demandé comment utiliser les réseaux sociaux et les moyens actuels de diffusion pour toucher le public, mais finalement les jeunes sont déjà hyper sensibilisés sur ces questions, bien plus que leurs aînés ! », s’amuse Luc Pasquier, président de l’association.

Aurore et des amis, Rennais de 18 ans, en sont un bon exemple. Cet été, ils vont camper à Belle-île pour la première fois sans leurs parents. Ils prévoient un séjour « quasiment zéro déchet, parce qu’on ne veut pas laisser de traces derrière nous, ni transporter le poids de nos poubelles dans les sacs à dos!  C’est devenu un thème dans l’air du temps, ça nous paraît normal », explique la jeune fille.

Des colos responsables

Cette réflexion sur l’environnement, ils l’ont notamment apprise en vacances, passées en colonies sur l’île jusqu’à leur 15ème  printemps. « On nous a appris à respecter les zones protégées et les sentiers, à ne pas pêcher à pied n’importe où, à réfléchir à ce qu’on jette… Ça marque ! », note Aurore.

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De plus en plus, les centres de vacances sont des acteurs de la sensibilisation. Depuis cinq ans, La Bidouillerie fait même le pari de de colonies « éco-responsables et citoyennes, avec le plus faible impact écologique possible », explique Julia Tracou, co-présidente de l’association. Les jeunes cuisinent des produits frais et locaux, votent le programme du séjour et leurs règles de vie, construisent leur poubelle à carton… « La sensibilisation est globale, les adultes ne sont pas là pour leur inculquer du savoir mais pour qu’ils mettent en place les gestes eux-mêmes. » De quoi assurer aux îles que les touristes de demain prendront bien soin d’elles.

Les assos travaillent aussi avec les insulaires !

Sur chaque île, des initiatives sont prises pour la population insulaire. Le CEMO propose des comptages participatifs de certains oiseaux ouessantins et des sorties scolaires, des recycleries voient le jour pour donner une seconde vie aux déchets… Et depuis six ans, l’association des Îles du Ponant organise le festival Les insulaires ! qui permet aux locaux de se rencontrer et aux continentaux de mieux comprendre les particularités de la vie sur les îles.

Auteur de l'article : Marie Le Douaran

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