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Formateur : « Transmettre, et voir ces jeunes réussir »

Publié le 12 avril 2017

Younes El Marzouki, 30 ans, est tuteur-formateur à l'IRUP, centre de formation sous statut associatif. Un métier qu'il aime, au contact de jeunes en alternance.

« Le fait de travailler dans une association qui forme des jeunes à un métier pour un environnement complexe et exigeant et dont l’insertion professionnelle dépasse les 90%, cela donne du sens à mon travail. » Depuis deux ans, Younes travaille dans la filière nucléaire de l’Institut régional universitaire polytechnique (IRUP) basé à Saint-Étienne. Ses élèves, âgés entre 20 et 40 ans, issus d’un bac+2, poursuivent ou reprennent leurs études. Ils évoluent chez des prestataires du nucléaire ou chez des donneurs d’ordre, et leurs projets sont variés : cela va du responsable contrat au pilote de prestations, en passant par le chargé d’affaires.

À l’IRUP, ils proposent des cursus exclusivement en alternance et, pour les intégrer, il faut une entreprise d’accueil. « Nous mettons à disposition des élèves un service “recrutement” dédié à la collecte des offres d’alternances et à la recherche d’entreprises d’accueil pour accompagner les élèves. »

« Évaluer leur montée en compétences dans l’entreprise »

Le métier de Younes peut se découper en deux volets. Le premier, celui de la formation, consiste à dispenser soit des cours inclus dans le cursus, soit des formations imposées par l’exploitant EDF pour accéder aux différentes centrales nucléaires. « Ces étudiants se destinent à travailler, à évoluer sur des centrales nucléaires. Au final, la majorité de nos élèves vont être embauchés par ces entreprises d’accueil sous-traitantes d’EDF. »

Le deuxième volet concerne l’accompagnement de ces élèves, et leur professionnalisation qui est assurée par les tuteurs comme Younes. « Ce module est composé de rencontres “suivi de projet” en groupe où les élèves présentent leur projet et sont évalués. Je me déplace également en entreprise pour évaluer leur montée en compétences. » Le tuteur qui attribue toutes ces notes accompagne environ 40 élèves sur une année. Et le diplôme de l’IRUP ne pourra s’obtenir sans la validation de ce module.

Les qualités requises ? « La pédagogie pour transmettre et l’écoute pour l’accompagnement. »

« Ce que j’aime dans ce métier, c’est le contact avec ces jeunes, le fait de leur transmettre mes expériences, de les voir réussir dans ce milieu-là suite à une embauche. Avant, quand j’étais sur des contrats pour un prestataire, j’enchaînais les missions sans forcément avoir un fil conducteur, sans but autre que financier pour l’entreprise, pour avoir toujours d’autres contrats. Ici, il y a un côté humain, je suis tous les jours avec des étudiants, et ce qui fait leur vie… »

Un changement de métier qui lui réussit plutôt bien, et qui sollicite certaines qualités : « la pédagogie pour transmettre et l’écoute pour l’accompagnement. » Après une formation d’ingénieur et déjà une solide expérience, Younes est désormais un formateur qui sait se réjouir pour ses élèves quand ces derniers réussissent. Et les anecdotes restent. Comme en fin d’année quand un élève décroche par exemple un entretien d’embauche avec un tuteur “entreprise”, après la présentation de ses missions d’alternance lors de sa soutenance finale. « Je me souviens encore de la joie de l’élève car il avait postulé à cette entreprise pour son alternance et n’avait pas été retenu ! »

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Rédigé par

Virginie De Gouveia

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