Accompagnés pour créer

Lou : un an pour découvrir l’entrepreneuriat social

Publié le 24 mars 2017

Il y a encore quelques mois, la jeune fille n'y connaissait rien. Tout est parti d'un projet étudiant avec une amie. Elles rejoignent alors l'association Enactus, qui les accompagne pendant un an. Récit.

« J’ai découvert l’entrepreneuriat social par hasard », s’amuse Lou Blanco, 21 ans, étudiante en 4ème année à Sciences Po. En septembre dernier, en échangeant avec Mathilde, une amie également étudiante dans la célèbre école parisienne, elles décident de monter, dans le cadre d’un projet collectif étudiant, une initiative pour « promouvoir la richesse culturelle de l’immigration ». C’est ainsi que naît l’idée du « Baba », un (futur) « marché-cantine » qui sera tenu par des chefs réfugiés immigrés, proposant des plats de leur pays. Un lieu de vie pérenne, avec des rendez-vous réguliers et de l’événementiel.

Devant l’ampleur du projet, son école lui conseille de se tourner vers l’association Enactus, présente sur de nombreux campus dans le monde. Elle propose en effet un programme d’accompagnement de projets d’entrepreneuriat social, sur une année universitaire. Séminaires, ateliers, mentorat, échanges avec d’autres porteurs de projets : pendant 10 mois, Lou, Mathilde et trois autres étudiants les ayant rejoint (Oum, Marie et Clément) vont bénéficier de l’expérience et du réseau de l’association. A la fin de l’année, ils auront l’opportunité de présenter leur projet à la Compétition Nationale Enactus France, un événement qui célèbre l’engagement des étudiants et qui valorise les projets les plus prometteurs.

Envie d'en savoir plus sur l'association Enactus ?

Say Yess a laissé la parole à trois jeunes engagés au sein de la structure. Retrouvez les témoignages de GuillaumeKévin et Rosine. 

« Anticiper nos difficultés de demain »

 L’équipe du Baba a d’ores et déjà participé au séminaire Éclosion organisé par Enactus France en novembre. Lou a notamment assisté à « des ateliers avec des professionnels, des conseils sur la levée de fonds, par exemple. Je me suis rendu compte qu’on n’y connaissait rien et qu’on menait notre projet à l’aveugle ! Ça aurait peut-être pu marcher sans, mais les événements Enactus nous permettent de comprendre comment tout fonctionne et d’anticiper nos difficultés de demain ». Et a priori, l’équipe ne s’en sort pas si mal, puisqu’ils ont reçu un prix à l’occasion de la soirée Révéler, dans le cadre du fonds d’amorçage de la Fondation Vinci pour la Cité.  

Nouvelle étape : le Baba entre en phase d’expérimentation. « On ne se presse pas, pour faire bien plutôt que vite », confie Lou, désormais co-présidente de l’association. Entre prises de contact avec des partenaires potentiels et événements ponctuels, le Baba voit doucement le jour.

Etudiants comment s'engager ?

Envie de vous lancer en parallèle de vos études ? Cet article fait le point sur plusieurs initiatives inspirantes. Et si le bénévolat vous tente, n’hésitez pas à (re)lire notre article sur ses nouvelles formes, plus accessibles et moins contraignantes.

« L’entrepreneuriat social, c’est vouloir faire quelque chose, tout de suite »

Au-delà de l’association, ce projet a permis à Lou de « trouver [sa] voie », confie la jeune femme. « C’est la première fois de ma vie que je sais où je veux m’engager professionnellement. »

« L’entrepreneuriat social, pour moi, c’est vouloir faire quelque chose, tout de suite, qui a du sens, mais sans être dans une démarche de charité. Et ça, ça m’a parlé ! », explique Lou, déjà bien sensibilisée à l’engagement et au développement, via notamment des stages en ONG. « Mais ces expériences ne m’ont jamais complètement satisfaite, car j’avais des interrogations sur les impacts réels de ces grosses machines. »

Pour l’instant, Lou, Mathilde, Oum, Marie et Clément mènent leur projet parallèlement à leurs études. Mais avec la ferme intention de continuer à s’y impliquer dans la durée. Pendant ce deuxième semestre, Say Yess va régulièrement aller à leur rencontre, pour voir l’avancée de leur projet. Affaire à suivre !

Lire la suite de leur projet « Lancement du Baba : carton plein pour une soirée aux saveurs afghanes ».

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Rédigé par

Oriane Raffin

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