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Étudiants, les associations ont besoin de vos talents!

Vous n'êtes peut-être pas encore diplômé, mais vos compétences peuvent déjà être mises à profit pour servir une cause. Futurs informaticiens, ingénieurs, juristes, communicants... de nombreuses associations recherchent des jeunes talentueux.

Tous les vendredis, Franck Tiotsop, 21 ans, anime des ateliers dans des classes de primaire. Sa mission? Les accompagner dans la création de jeux vidéos. « On élabore des jeux de plateforme dans lesquels un robot enfermé dans un labyrinthe doit attraper des pièces. Les enfants adorent ça », dit-il. Cet étudiant en informatique à l’université Paris Descartes est employé depuis l’année dernière par l’association Colombbus, dont l’objectif est de favoriser l’éducation et l’insertion professionnelle de populations issues de quartiers défavorisés grâce à l’informatique et à internet.

Le but du projet Declick, pour lequel œuvre Franck, c’est d’initier les enfants à la programmation informatique grâce à un logiciel utilisant un langage simplifié. Une mission que ses études d’informatique lui permettent de remplir parfaitement. « L’idée de créer des jeux vidéos, ça m’a tout de suite motivé. Et puis, je suis à l’aise avec les enfants », s’enthousiasme-t-il.

« Donner du sens à ses compétences »

Nombreuses sont les associations qui, comme Colombbus, font appel aux compétences des étudiants. Pro Bono Lab, par exemple, recherche notamment des jeunes spécialisés en marketing, en communication ou en droit pour aider gratuitement des organisations à finalité sociale qui ont peu de moyens. Élaborer un plan de communication, créer une charte graphique, développer un site web… Telles sont les missions menées par des bénévoles, main dans la main avec des salariés mis à disposition par des entreprises partenaires. En tant qu’étudiant, vous pouvez postuler directement sur le site de Pro Bono Lab.

« En plus de cela, nous organisons régulièrement des ‘Campus Pro Bono’. Il s’agit de faire travailler une entreprise et des étudiants sur le projet d’une association pendant une journée », explique Claire Laurenziani, responsable communication de cette jeune asso. Jusqu’à présent, environ 250 étudiants y ont participé, pour 40 structures bénéficiaires.

Par exemple, avec l’aide des Campus, la Fédération du scoutisme français a mis en place son plan de communication pour 2018 et Rose Magazine a réalisé un cahier des charges pour l’élaboration d’un site sur le cancer à destination des hommes. Autisme Rwanda, de son côté, a défini son modèle économique. « Participer à une mission Pro Bono, c’est donner du sens à ses compétences. Si demain plus de monde propose ses savoir-faire, moins d’associations couleront », déclare Claire Laurenziani.

Certaines associations ont été créées précisément dans le but de mobiliser les étudiants. On pense par exemple aux Cliniques juridiques, lancées dans certaines facultés de droit. Les étudiants, encadrés par des professeurs, y prodiguent des conseils juridiques gratuits à des personnes sans moyens ou à des ONG. L’occasion d’être utile tout en gagnant en expérience !

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Crédit : Ingénieurs sans frontières

Prendre conscience de son impact sur le monde

De son côté, Ingénieurs sans frontières rassemble des jeunes de différentes écoles d’ingénieurs autour de projets de solidarité internationale. « Nous menons notamment ce que l’on appelle des ‘projets Sud’ : plusieurs étudiants partent en mission quelques semaines, selon leur spécialité, pour apporter leur réflexion et expertise sur un sujet en particulier », explique la trésorière de l’association, Fiora Bourges. Elève à l’ENSCL il y a 4 ans, elle est partie au Sénégal pour diagnostiquer les besoins en eau d’une communauté de communes. Énergie, agriculture, extractions minières… Une dizaine de missions sont organisées chaque année sur différents thèmes.

Depuis peu, l’association connaît un tournant : « L’idée est d’aller vers plus de réciprocité et de co-construction avec les pays partenaires, et vers une suppression de la barrière ‘Nord-Sud’. Par exemple, des ingénieurs agronomes d’ISF Cameroun et d’ISF France se sont récemment rencontrés et prévoient d’écrire un livre ensemble », explique Fiora.

Envie de vous impliquer, même dans d’autres domaines que celui de vos études ? Say Yess vous offre des idées d’engagements sur mesure et, si vous avez la fibre, vous explique tout sur le récent statut d’étudiant-entrepreneur. A vos projets ! Parce qu’être bénévole, ce n’est pas si compliqué

Les actions menées à l’étranger et en France par ISF s’inscrivent dans un tout visant à interroger les élèves ingénieurs. « Nos études sont très axées sur la technique, mais cette technique a un impact sur le monde, dit-elle. Les projets Sud m’ont permis de me rendre compte que nous flinguons des pays qui essayent de se développer. » A titre d’exemple, elle évoque les problématiques liées à l’exploitation minière : conditions de travail déplorables, exploitation des enfants, graves impacts sanitaires et environnementaux…

Projections, rencontres, débats… L’association éveille les consciences sur l’écologie, les inégalités mondiales ou la justice sociale, et milite pour une formation citoyenne des ingénieurs.

Oui, étudiants, les associations ont besoin de vos talents! Et par la même occasion, elles vous aident à devenir les citoyens éclairés et responsables dont le monde a grand besoin.

Et le bénévolat peut aussi servir les étudiants. Consultez notre article « Valoriser son expérience bénévole, faire reconnaître ses compétences« .
Auteur de l'article : Anaëlle Guisset

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