Des idées pour s'engager

L’ESS’team : « un univers nouveau qui a piqué ma curiosité ! »

Publié le 19 septembre 2016

Dans le cadre d’un Service civique, Adèle, Hena, Hélia et Benoît ont sensibilisé à l’économie sociale et solidaire. Ils nous racontent leur expérience.

Et si les jeunes étaient les mieux placés pour parler d’économie sociale et solidaire à d’autres jeunes ? C’est ce pari que Concordia et l’Atelier ont relevé, en lançant les Jeunes Ambassadeurs de l’Economie sociale et solidaire (aujourd’hui ESS’team), à destination des 16-25 ans. Un programme qui rassemble plusieurs bénévoles en Service civique, accueillis dans des structures telles qu’Artisans du Monde, le CJDES, Farinez-vous ou la Maison des Volontaires.

En année de césure, et en parallèle d’un engagement bénévole dans des associations, Adèle a rejoint le programme lors de sa première année de mise en place, au printemps 2016 : « proche de mes valeurs, l’ESS était un univers nouveau pour moi, qui a piqué ma curiosité ! ». Hena, elle, s’intéressait beaucoup au commerce équitable, et a pris cette mission « comme un challenge, pour découvrir, se former et transmettre ».

Des tâches hétéroclites

Concrètement, résume Adèle, les Jeunes Ambassadeurs ont « de multiples tâches aussi hétéroclites qu’intéressantes ». Organisation d’évènements, participation à des rencontres, échanges avec des jeunes… « Nos missions ne se ressemblent jamais et nous apprenons au quotidien », poursuit-elle. Un objectif global, cependant : faire connaître leur structure d’accueil et l’ESS sur leur territoire. Les cinq bénévoles répartissent donc leur temps entre la structure d’accueil et la mission de Jeunes Ambassadeurs, pour laquelle ils se réunissent régulièrement et travaillent en équipe.

En début de mission, ils ont découvert ce qu’était l’économie sociale et solidaire, ont visité des structures, avant de créer eux-mêmes des outils de sensibilisation ! « Nous avons d’autres idées pour la suite, création d’une vidéo de promotion, de goodies, et d’un site internet, … », détaille Hena.

Au-delà du fond, les jeunes ambassadeurs ont également découvert le travail à long terme et en équipe. Pour Adèle, ce travail de groupe est « le point fort » du programme. « J’ai été agréablement surprise de la facilité avec laquelle se sont créés des liens, se félicite-t-elle. La dynamique de groupe permet à chacun de trouver une place en fonction de ses compétences, mais aussi de s’entraider et d’apprendre les uns des autres. Nous avançons plus vite quand nous travaillons ensemble, et toujours dans la bonne humeur. »

Le programme des Jeunes Ambassadeurs de l'ESS

Les Jeunes Ambassadeurs de l’Économie sociale et solidaire sont encadrés dans leur Service Civique par Concordia et l’Atelier, via son programme SUCCESS. Ces jeunes engagés sont hébergés par des structures telles qu’Artisans du Monde, Farinez’vous ! , le CJDES, Val Bio, IMAJ 95, EchangeHeure ou encore la Maison des Volontaires et sensibilisent la jeunesse aux sujets d’ESS. Ils jouent un double rôle : celui d’ambassadeurs de leur structure d’accueil, en binômes, et d’ambassadeurs de l’ESS, tous ensemble.

Envie de rejoindre le programme ? Les annonces sont ici !

« Pour la première fois, j’ai effectué un parcours non par obligation scolaire ou professionnelle, mais parce que c’était quelque chose que je choisissais de faire par vocation, se souvient Benoît Je suis content d’avoir eu la chance, parmi les multitudes de postes proposés sous l’étiquette de service civique, de tomber sur l’un des plus originaux et valorisants qui soit. » Le jeune homme confie avoir assisté à de nombreux évènements, notamment une conférence de l’ancien ministre Emmanuel Macron, qui l’a beaucoup marqué.

Hélia, elle, estime avoir « beaucoup appris en terme de savoir-être ». « Le fait d’avoir eu affaire à plusieurs publics différents, d’avoir eu à présenter nos travaux devant plusieurs personnes m’a réellement donné plus confiance en moi », renchérit la jeune étudiante de 26 ans. Benoît aussi tire un bilan positif de son implication : « je me suis investi sans attendre de retour, si ce n’est la satisfaction de servir une cause qu’on estime juste. Cela m’a rassuré sur l’existence dans la vie d’autres objectifs que la recherche de profit. »

Et après ?

Ce Service civique ne dure que neuf mois. Tremplin vers l’avenir, première expérience longue durée dans des structures… il n’a pas laissé de marbre Adèle, Hena, Hélia et Benoît, qui pensent déjà à l’après : « Ce service civique m’a renforcé dans mon engagement citoyen, dans mon envie de contribuer au développement d’une économie plus solidaire et recentrée sur l’humain, confie Hena. Il va orienter mes choix d’orientation professionnelle, mon discours en général et changer bien des choses dans mon quotidien, en commençant par ma consommation », affirme la jeune femme.

Benoît aussi souhaiterait « vraiment travailler dans une entreprise qui se rapproche de l’ESS, ou en tout cas qui touche à l’intérêt général ». « Je pense que ce que j’ai vécu m’a convaincu de poursuivre dans une voie qui n’est pas l’appât du gain », poursuit-il. Ce qui le motive désormais ? « Simplement la volonté de bien faire et de donner un sens à mon travail ».

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Rédigé par

Oriane Raffin

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