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Fundraiser, « un nouveau métier plein d’avenir »

Mathilde, 27 ans, est responsable développement des ressources dans une fondation. Un métier nouveau, à mi-chemin entre relationnel et marketing, mais hautement stratégique, qu'elle nous présente.

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Méconnu il y a encore quelques années, le métier de fundraiser,  en français, professionnel de la collecte de fonds et du mécénat, s’impose petit à petit dans le paysage associatif mais aussi au-delà. En cause : la baisse des subventions publiques et l’accroissement du nombre de structures, … Pour continuer à exister, à développer leurs actions, les associations, les fondations mais également les musées, les universités, etc, cherchent à diversifier leurs sources de financement. Et pour être plus efficaces dans leurs collectes, ces structures font aujourd’hui appel à des professionnels de la collecte de fonds.

Une profession à découvrir …

Si ces spécialistes sont de plus en plus nombreux en France, la profession reste nouvelle. Mathilde, l’a d’ailleurs découverte tardivement, au cours de ses études. Diplômée de Sciences Po Bordeaux, la jeune femme se destinait à travailler pour le secteur culturel. Lors d’un stage au musée d’art contemporain de Bordeaux, elle découvre le mécénat et aux côtés du fundraiser du musée, elle apprend plus concrètement en quoi consiste ce métier. « Je m’aperçois alors que ce job, que je connaissais encore mal, est en fait à la croisée de toutes mes envies : travailler dans le secteur non lucratif, me mobiliser pour une cause, mettre en action plusieurs de mes compétences (argumentation, réflexion stratégique, relationnel communication, …) et qu’en plus, c’est un métier plein d’avenir« .

Convaincue, elle décroche quelques temps plus tard, un poste de Responsable développement des ressources à la Fondation Ronald McDonald, qui agit pour le bien-être des enfants hospitalisés et de leur famille, en créant, notamment, un peu partout en France des Maisons de parents. Une fondation d’entreprise, comme il en existe de nombreuses, qui s’intègre dans la communication et dans la politique RSE d’un grand groupe, tout en agissant sur des questions sociales.

… dans laquelle on se sent doublement utile

« Chaque jour, je jongle entre le relationnel et marketing. Loin de se résumer à du simple démarchage, mon job consiste à trouver de nouvelles ressources sur le long terme, des investissements durables et cela passe aussi par de la communication, du travail de représentation sur le terrain, du suivi des actions et de la fidélisation. La réflexion stratégique et la créativité sont indispensables ! » Mathilde souligne également le travail d’équipe et le côté stratégique du métier : fundraiser est une fonction transversale, en lien avec tous les services de la fondation (les porteurs de projets, la communication, la finance, …).

« Ensemble, nous rendons des projets possibles, s’enthousiasme-t-elle. C’est à la fois valorisant et motivant. Sans oublier qu’en étant fundraiser dans l’économie sociale et solidaire, on se sent finalement doublement utile : je donne les moyens à ma fondation d’agir, de concrétiser des projets et j’imagine immédiatement la satisfaction des bénéficiaires« .

Devenir Fundraiser

Comme beaucoup, Mathilde a appris par la pratique et a suivi des formations dispensées par l’Association Française des Fundraisers (AFF), pour approfondir ses connaissances. La plupart des profils détiennent au minimum un Bac +5 et sont issus d’écoles de commerce, de Science Po, de la communication, du marketing ou encore de la finance.

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Auteur de l'article : Céline Deval

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2 réponses pour "Fundraiser, « un nouveau métier plein d’avenir »"

  1. lemaire dit :

    Bonjour, je m’étonne que sur un moteur de recherche qui se dit alternatif (ou ai-je mal compris ?) on trouve un article expliquant que, travailler pour la fondation Ronald McDonald, c’est chouette, fondation qui n’est rien d’autre qu’une stratégie com de Mac do pour se donner une belle image. Mac do bien connu d’ailleurs pour merveilleusement bien traiter ses employés et proposer une nourriture de qualité produite n’importe comment. A force de faire semblant de croire que vision libérale et nouvelle vision de la société peuvent faire bon ménage, on va se demander si vous y voyez vous-mêmes très clair…

    • La redaction dit :

      Bonjour Anne,
      Merci de votre message et de votre vigilance sur nos articles. Say Yess met en avant (notamment) les structures de l’économie sociale et solidaire. En tant que fondation, la fondation Ronald McDonald fait partie de l’ESS et mène à bien des actions sociales à destination de familles. Certes, elle fait partie de la communication d’un grand groupe, mais ne se limite pas à cela. Cependant cet article est consacré au métier de fundraiser et le témoignage de Mathilde nous semblait très pertinent et très éclairant quant aux réalités de ce poste.

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