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Conseillère en insertion: “Travailler pour aider, c’est une forte motivation”

Marion, 31 ans, redouble d'énergie pour aider les jeunes, au sein d’une Mission locale. Rencontre.

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“Ce que j’aime le plus, c’est le contact avec les jeunes. Je dédramatise beaucoup, je joue sur l’humour parce qu’il y en a qui se prennent des claques, et faut les aider à se relever. Y en a d’autres qui ne s’en prennent pas, alors faut en donner!” Et elle termine sa phrase dans un éclat de rire. Des claques, une façon de parler. Marion Picon-Cissé, 31 ans, accompagne, conseille, et secoue si besoin. Elle est conseillère en insertion sociale et professionnelle à la Mission locale des Graves près de Bordeaux.

Présentes sur tout le territoire, les Missions locales, qui sont des associations, exercent une mission de service public de proximité. Leur but ? Permettre à des jeunes de 16 à 25 ans, sortis du système scolaire, de surmonter les difficultés pour s’insérer professionnellement et socialement. “Fondées il y a plus de trente ans par Bertrand Schwartz, l’un des spécialistes des questions de formation professionnelle continue, les Missions locales jouissent d’une certaine culture commune”, détaille Marion.

S’adapter à chaque situation

Le respect, le non-jugement font partie des valeurs qui la portent. Il y a aussi cette envie de se mobiliser pour tenter d’apporter une réponse, en s’adaptant à chaque situation. “Travailler pour aider, c’est une forte motivation. Rares sont mes collègues qui, même après une vingtaine d’année de carrière, ne placent pas le jeune au cœur de leurs priorités. Beaucoup d’entre eux sont fortement impliqués dans leur travail. Et pour la personne, en face, c’est important.” Des valeurs partagées pour un objectif commun : contribuer à l’autonomie d’un jeune. De quoi galvaniser une équipe.

L’accompagnement est individualisé et prend en compte une approche globale : “On ne traite pas que de l’emploi, mais de tout ce qui gravite autour de l’insertion (sociale et professionnelle), c’est-à-dire le travail sur l’orientation, l’accès à la formation, à la santé, au logement, l’accompagnement lors des démarches administratives (pour avoir la CMU par exemple), le travail sur le budget… Chaque situation est singulière. »,  précise Marion.

Écoute, empathie, et réactivité

En fonction de la situation rencontrée, elle met en place des solutions adaptées à la personne, en s’appuyant, s’il le faut, sur des partenaires et en mobilisant des ressources ou des dispositifs particuliers. Depuis quelque temps, Marion anime aussi des ateliers, des actions collectives avec les jeunes. Elle s’appuie alors beaucoup sur la dynamique de groupe : “Ne pas se sentir seul quand on recherche du travail, ça a quelque chose de rassurant et de motivant.”

Dans ce métier d’aide et d’accompagnement, Marion confie donner énormément de sa personne. “Je devrais travailler 35h, mais j’en fais beaucoup plus, je ne compte pas.” Elle poursuit : “C’est un métier où on a de plus en plus d’objectifs chiffrés, avec des financements non pérennes. Il y a de la précarité chez les salariés qui essaient de sortir les jeunes de la précarité.”

Les qualités pour ce métier ? D’abord, l’empathie, forcément. “Avoir une bonne mémoire, aussi, car nous recevons toujours une masse importante d’informations, il faut donc être capable de vite retrouver celle qui nous est utile. Il faut être dynamique, et réactif face aux jeunes. Enfin, être à l’écoute, prendre le temps de poser les questions et d’approfondir les choses, pour mieux cerner les difficultés de la personne, tout en respectant ce qu’elle souhaite nous donner comme info ou non.” Et surtout être passionné, comme Marion !

Devenir conseiller en insertion professionnelle

C’est après une Licence en Psychologie que Marion a repris un parcours universitaire professionnalisant avec une Licence pro « Conseil en emploi formation et insertion ». “J’ai eu la chance de la faire en alternance dans une mission locale, ce qui m’a permis par la suite de rester et d’évoluer dans ce réseau.”

Mais les débouchés existent ailleurs que dans les missions locales. Il est possible de travailler en tant que conseiller(e) en centres de formation ou d’apprentissage, mais aussi à Pôle emploi, dans les services institutionnels d’orientation professionnelle, dans les cabinets de conseil emploi-formation et organismes de reclassement professionnel, ou encore dans le service public territorial de l’Emploi et de la Formation professionnelle. Sans oublier, entre autres, les services Formation (Gestion des ressources humaines) des collectivités territoriales.

logo_phosphore-etudesPlus d’informations sur le métier de conseiller en insertion sociale et professionnelle sur le site de Phosphore.

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Auteur de l'article : Virginie De Gouveia

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Une réponse pour "Conseillère en insertion: “Travailler pour aider, c’est une forte motivation”"

  1. DEJAHDI FATIMA dit :

    Bonjour,

    Je suis sans emploi, depuis maintenant 1 an, j’ai surtout une grande expérience, dans le démarchage par téléphone (télé conseillé, commerciale sédentaire, commerciale terrain, conseiller client), certes j’ai une expérience plus relevée dans le commerce que dans le social, mais au jour d’aujourd’hui, je voudrai m’orienter dans le cadre de travail dans le social, j’aime le partage, venir en aide à toutes personnes, jeunes ou moins jeunes qui a des difficultés sur tout les domaines (l’écoute, l’échange, l’information, le partage, l’organisation), c’est ce que je recherche, car je sais ce que ce que veut dire le manque de soit, car soit on est en difficulté et surtout qu’on ne trouve personne pour nous venir en aide (réorientation, appui), j’ai moi même été et suis dans cette situation, je veux changer de secteur, car l’accompagnement serai pour moi et les demandeurs, tout autant bénéfique, car c’est du soutien qu’on apporte l’un à l’autre, c’est ce que je recherche, dans mon cadre de recherche professionnelle.
    Je vous joint mon CV, comme vous pouvez le voir dessus, j’ai auparavant travaillé dans 2 centres de formation (pour les jeunes) RISE et ESIG FORMATION, je m’occupais de la recherche d’entreprise pour auprès des jeunes, l’accompagnement…

    On pense que le CV veut tout dire, mais moi je dis non, car la vrai face à soit se fait dans l’apport qu’on donne à toute personne qui en demande.
    Bonne fin de journée

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