A vous de jouer !

On bouge !

Travailler à l’étranger, c’est pas sorcier!

Découvrir de nouvelles cultures, voyager, parler plusieurs langues… parmi vos objectifs professionnels, l’international est une priorité ? L’économie sociale et solidaire ouvre aussi des portes à ceux qui ne tiennent pas en place… et pas que dans l’humanitaire !

La solidarité internationale

Evidemment, quand on pense emploi solidaire et international, on pense immédiatement à l’humanitaire, aux ONG, aux missions de solidarité internationale, etc. Dans les bureaux, en France, ou sur le terrain, les profils recherchés sont très variés. Sage-femme, électriciens, pros de la logistique… « Le meilleur conseil que je puisse donner c’est de se former à un métier précis, pas à l’humanitaire en général », nous expliquait donc Marc Ferrier, responsable du recrutement terrain pour MSF France dans cet article.

Dans l’aide au développement, le schéma est un peu le même : formation pointue et engagement bénévole font souvent la différence dans le processus de recrutement. Bref, deux secteurs « classiques » orientés vers l’international, qui offrent de nombreuses opportunités, quel que soit votre profil.

Clément Warnier, 30 ans, est ingénieur. Pendant 6 ans, il a travaillé pour Le Relais à Madagascar. Parti après son diplôme, il a enchaîné trois ans de coopération VSI, puis un an de VIE avant d’effectuer un CDD. Sa mission ? « Relancer la fabrication de voitures dans une petite usine acquise par Le Relais ». « Je voulais me rendre utile pendant quelques années », explique le jeune homme, qui avait notamment comme objectif de « créer de l’emploi pour des personnes en situation de grande exclusion ». De retour en France, et à la recherche d’un emploi, il dresse un bilan très positif de son expérience.

Le commercial

Mais l’humanitaire et l’aide au développement ne sont pas les seuls secteurs permettant de travailler à l’international ou en lien avec l’étranger. De nombreuses structures le proposent, quelle que soit leur taille. Le groupe Up (anciennement Chèque déjeuner), par exemple, étend ses services à de nombreux pays étrangers. Des salariés français peuvent donc être amenés à voyager ou à intégrer des filiales à l’étranger. « En général, les personnes se forment 6 mois en France, puis sont détachées dans une filiale pour développer le côté international », explique Florence Quentier, DRH du groupe. « Le tout pour un maximum de cinq ans, mais il est possible d’enchaîner différentes expériences. »

De plus petites structures peuvent également avoir des échanges – commerciaux ou non – avec l’étranger. C’est le cas d’Alma, une entreprise coopérative (SCOP) de la région grenobloise, notamment éditrice de logiciels très spécialisés. La société travaille donc avec des filiales de distribution à l’international, en Italie, en Allemagne, au Brésil ou en Chine. La Scop – qui emploie 80 personnes – dispose d’un responsable export ainsi que trois personnes très orientées vers l’international.

« Nous avons également une antenne à Singapour, avec une personne sur place qui a souhaité partir. Il est chargé du support technique et du développement du marché », explique Sylvain Cathébras, responsable communication de la structure. Le salarié en question avait le projet de s’installer en Asie du sud-est, Alma celui d’y renforcer sa présence. « On a eu envie de construire quelque chose ensemble et on a fait ce pari ». Schéma similaire au Brésil, où un salarié a mené une étude de marché pour implanter une filiale… avant de monter lui-même la structure ! Des exemples qui s’intègrent dans la philosophie de la structure : faire évoluer les salariés en étant à l’écoute de leurs projets personnels et en les impliquant dans les évolutions de la structure.

Sans être basés à l’étranger, des ingénieurs d’Alma, en charge du suivi technique ou du support, ont également des contacts très réguliers avec les clients étrangers. « Un de nos ingénieurs support passe une bonne moitié de son temps avec l’Espagne. Il y va très régulièrement, quasiment une fois par mois », détaille Sylvain Cathébras.

« Beaucoup de jeunes ingénieurs voient un intérêt à travailler à l’international, note-t-il. On leur fait rapidement confiance, ils sont plus rapidement autonomes. Une telle expérience représente un moyen de monter rapidement en compétences. Sans oublier que dans le secteur technologique, cela permet de se tenir au courant des innovations sur le marché ou des nouvelles techniques. »

Le commerce équitable

Autre exemple de secteur tourné vers l’étranger : le commerce équitable. Si les relations nord-nord se développent de plus en plus, la grande majorité des producteurs sont originaires de pays en développement d’Amérique latine, d’Afrique ou d’Asie. Ethiquable compte 70 salariés. Parmi eux, deux vivent à l’étranger : Madagascar et Equateur. « Ils développent des liens forts avec les producteurs et les coopératives sur place », explique Christophe Eberhart, co-fondateur de la SCOP. Ce sont deux agronomes, qui échangent avec les producteurs sur les dimensions techniques de leur travail, suivent la qualification bio ou encore le développement de nouveaux produits.

En dehors de ces deux profils à temps plein à l’étranger, des personnes du siège sont régulièrement auprès des producteurs. A la recherche et au développement de nouveaux produits, par exemple, ou pour mesurer l’impact du commerce équitable sur les coopératives et les producteurs.

Ethiquable a également des liens forts avec des coopératives partenaires en Belgique, Allemagne et Espagne. Les échanges sont nombreux sur le développement des produits : en ce moment la Belgique développe une pâte à tartiner avec le cacao de la coopérative française que les autres partenaires commercialiseront peut-être aussi… Bref, sans partir au bout du monde, au niveau européen, les échanges sont aussi importants. « C’est une personne de notre équipe qui a lancé la filiale espagnole », souligne ainsi Christophe Eberhart.

Comme beaucoup de structures dans le secteur, Ethiquable recherche « des personnes motivées », car il s’agit d’un « métier-passion ». Et les demandes sont nombreuses « les jeunes sont en quête de sens, ils ont envie d’aventures et de relations humaines », note Christophe Eberhart. Pas besoin d’être un loup de la finance pour voir du pays !

A vous de jouer

Pour trouver un emploi :

Les grandes ONG et associations relaient généralement leurs offres d’emploi sur leurs sites web. Mais plutôt que de faire le tour des sites (et puis pourquoi pas, pour en découvrir que vous ne connaissez pas), il existe des sites qui rassemblent de nombreuses offres. Par exemple Coordination Sud ou encore le Portail de l’humanitaire.

Les sites généralistes répertorient aussi régulièrement des annonces pour des postes à l’international. Retrouvez les ressources et les liens utiles dans cet article.

Et rien ne vaut le réseau !

Auteur de l'article : Oriane Raffin

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2 réponses pour "Travailler à l’étranger, c’est pas sorcier!"

  1. lacroix dit :

    bonjour
    je ne trouve pas de location a thessalonique en grece.

    avez vous quelques pistes pour m’aider
    merci

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