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Conseils de recruteurs

Groupe Up: « On recrute à la fois un salarié et un sociétaire »

Envie de postuler dans l’économie sociale et solidaire? Say Yess a interrogé des recruteurs du secteur. Aujourd’hui, c’est Florence Quentier du groupe Up qui nous livre ses conseils…

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Florence Quentier est directrice des ressources humaines du groupe Up, anciennement groupe Chèque déjeuner, dont l’activité est de concevoir et commercialiser des produits et des services pour faciliter l’accès à l’alimentation, aux loisirs ainsi qu’aux services. Notamment avec les fameux « chèques déjeuner » pour manger le midi, en partie financés par l’employeur.

En France, la coopérative emploie 700 personnes. Et le groupe s’est étendu à l’international, dans 17 pays, pour plus de 3.000 salariés. Chaque année, une cinquantaine de recrutements ont lieu en France. La DRH du groupe nous livre quelques conseils à lire attentivement avant d’envoyer son CV !

Quels profils recrutez-vous ?

En France, on recrute principalement dans les métiers des forces de vente et dans les systèmes d’informations. Le tout à partir de bac +2, avec ou sans expérience, suivant le poste.

Que cherchez-vous chez les candidats ?

On va être attentifs à l’appétence du candidat pour le collectif, la vie de l’entreprise. On recrute à la fois un salarié et un sociétaire. Pour certains, c’est une motivation, pour d’autres, cela suscite la curiosité. On va s’attendre à ce que la personne montre sa volonté de s’impliquer, son adhésion à nos valeurs. Mais si elle n’a jamais fait de bénévolat, ce n’est pas rédhibitoire !

Je conseille aux candidats d’être eux-mêmes, de ne pas inventer une histoire ou un parcours idéal. Cela ne sert à rien de cacher les difficultés, il vaut mieux expliquer comment on les a surmontées. On sait tous que les jeunes ont de plus en plus de mal à trouver l’emploi qu’ils souhaitent.

Par ailleurs, je conseille de bien préparer l’entretien, pour expliquer en quoi on va se reconnaître dans le projet collectif, ce qu’on peut lui apporter et ce qu’on va y apprendre. Et n’hésitez pas à poser des questions !

Qu’implique le fait d’être salarié et sociétaire d’une coopérative ?

Le fait d’être sociétaire implique des droits et des devoirs. Il apporte la possibilité de participer aux décisions stratégiques, en élisant un conseil d’administration composé de salariés, ainsi que de participer à l’assemblée générale annuelle. Nous fonctionnons sur le principe « un homme, une voix », c’est-à-dire que chacun a le même droite de vote. Nous attendons des sociétaires qu’ils s’engagent, participent à la vie de la structure, assistent à l’assemblée générale.

Que répondez-vous aux jeunes que le modèle coopératif peut intimider ?

Il peut surprendre ceux qui ont déjà eu une première expérience ailleurs. Mais c’est un modèle très impliquant et on se prend vite au jeu! Les salariés-sociétaires sont très demandeurs. Il y a de plus en plus d’inscrits, par exemple, aux pauses café avec la présidente, qui permettent un échange direct avec elle.

On ne nait pas sociétaire, nous proposons un accompagnement. Chez nous, un salarié devient sociétaire 1 an à 1 an et demi après son arrivée. Quatre mois après son embauche et pendant environ un an, il va bénéficier de sessions de formations à la vie de la coopérative. Chaque nouveau salarié est parrainé. Son référent est là pour répondre à toutes ses questions sur le statut de notre entreprise.

Qu’est-ce que le groupe Up offre aux jeunes rêvant d’international ?

C’est de plus en plus une demande des jeunes : il y a des possibilités de mobilité à l’international. En général, les personnes se forment 6 mois en France, puis sont détachées dans une filiale pour développer le côté international. Le tout pour un maximum de cinq ans, mais il est possible d’enchaîner différentes expériences.

Auteur de l'article : Oriane Raffin

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