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Coup de pouce

Entrepreneuses sociales: un atelier pour prendre confiance

Dix jeunes femmes, porteuses d'un projet, d'une idée, ou d'un simple désir, coachées par dix professionnelles “inspirantes” de l'entrepreneuriat social et solidaire. C'est le concept du W(e)Talk Lab, un événement organisé à Villeurbanne, qui va s'étaler sur quatre mois.

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“L’objectif de cette journée, c’est de donner confiance, au-delà de l’entrepreneuriat social et solidaire, c’est de trouver une activité professionnelle qui soit utile pour faire société et qui permette de s’épanouir individuellement et collectivement. Et c’est une vraie problématique liée aux femmes, tiraillées entre 3 rôles,” explique Nathalie Lafrie, cofondatrice des deux asso à l’origine de l’évènement : Éducation en héritage et W(e)Talk.

Après les présentations à tour de rôle, et deux cercles à former, l’un dans l’autre, pour se regarder et se parler dans les yeux, la journée a commencé par des questions comme celle-ci : “Quel est le plus beau souvenir de votre vie ?” Après les yeux écarquillés et rieurs, l’écoute attentive, pour se connaître, se libérer.

“J’ai besoin d’aide, de mains, de réseau et de relais…”

“Je suis ici pour rencontrer de nouvelles personnes, pour avoir aussi des retours sur mon projet, comme je suis toute seule c’est important…En fait, j’ai besoin d’aide, de mains, de réseau et de relais…” Camille Roumazeilles a 25 ans. Elle fait partie des dix candidates sélectionnées pour participer à cet atelier de co-développement organisé au Caravansérail Café. Au cours de ses études de “Gestion de projet arts-sciences et Communication”, elle a créé l’association « Éveil des sciences », dont elle souhaite un jour être salariée. Le but : sensibiliser les enfants au développement durable grâce à des outils éducatifs et ludiques.

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Comme les 9 autres jeunes femmes, elle fait connaissance avec sa “tutrice”, Louise Decrequy, du Mouves Rhône-Alpes. Chaque binôme a été choisi en fonction des profils présents, par les organisatrices de l’évènement. L’accompagnement va durer quatre mois, à raison d’un rendez-vous mensuel.

“C’est dans ces réseaux qu’on prend de la force”

Naëlla Aslimani, 25 ans aussi, aimerait quant à elle créer une asso d’accompagnement à la scolarité pour les enfants sourds. Elle est venue ici pour trouver “un réseau, du soutien, et une lumière”.  Charlotte Canario, 24 ans, a deux emplois “alimentaires”, et elle se considère au chômage. Mais elle le dit, pleine d’énergie, un grand sourire aux lèvres. Elle veut développer l’asso Activ’action pour laquelle elle est bénévole à Lyon, et qui vise à aider les personnes au chômage à changer de regard sur elles-mêmes. Sa “tutrice” est une prof de yoga sur le point d’ouvrir un centre de médecine indienne.

Béryl Bès, fondatrice de MyAnnona, plateforme de crowdfunding dédiée aux femmes, fait partie des professionnelles inspirantes. Elle croit beaucoup en ces réseaux féminins, formidables viviers : “C’est dans ces réseaux qu’on prend de la force, de la cohérence, et qu’on découvre ce qu’on veut faire de sa vie. Après, il faut savoir en sortir”. Autrement dit, se renforcer grâce à eux, travailler son projet, et enfin, trouver un modèle économique, pour pouvoir en vivre. “Dans ces réseaux, on n’est plus la femme de, ni la fille de. On est ici en tant qu’individus.”

“Il faut bien choisir son compagnon !”

Un conseil pour toutes les jeunes femmes désireuses d’entreprendre ? La réponse ne se fait pas attendre. “Bien choisir son compagnon ! Qu’ils nous respectent en tant qu’individus, avec nos aspérités, nos envies !”L’ancienne banquière ajoute que la viabilité économique d’un projet est à ne surtout pas occulter. Que ce soit source de richesses, ou au moins d’autonomie. “L’ESS doit puiser son énergie dans ses cercles vertueux…”

“Tu me fais ton business plan pour dans un mois ?”,“Réfléchis à ce dont tu as vraiment envie”, ou encore “Prends d’abord du temps pour toi”, sont les conseils qui ont été donnés en partant, avant la prochaine rencontre des binômes. L’événement a fait l’unanimité auprès des jeunes femmes, ravies des tutrices sur lesquelles elles sont tombées. De quoi être “reboostée” ! C’est notamment le cas de Camille : “Cette journée m’a beaucoup apportée sur le plan personnel. J’ai l’impression d’être ressortie plus confiante en mon projet, plus sereine sur le futur. Cela m’a aidée à accepter que le projet n’était pas parfait, qu’il ne le serait jamais mais que le plus important, c’était le chemin.”

Auteur de l'article : Virginie De Gouveia

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8 réponses pour "Entrepreneuses sociales: un atelier pour prendre confiance"

  1. GOMBERT dit :

    Lilo c’est super, j’apprécie et partage pour soutenir des causes humanistes. En tant que femme je suis toujours choquée que certaines acceptent de se cacher sous un foulard. Leur photo me dérange et on en voit de plus en plus jusqu’à banaliser cet accoutrement. Même souriantes elles véhiculent une notion rétrograde de la Femme. Alors sur Lilo… C’est pas ça la LIBERTE ! merci à tous.

    • La redaction dit :

      Bonjour, vous n’êtes pas sur Lilo, mais sur un média partenaire.
      Notre article est un reportage, qui montre la réalité d’un atelier. Or, dans cet atelier, il y avait des femmes voilées. La portée de notre article s’arrête là 🙂

    • Sophie dit :

      Ce genre de commentaire est véritablement honteux. Ce sont des femmes souriante et pleine d’ambition, elles font le choix de se voiler, et alors ? En quoi cela montre une quelconque soumission ou fermeture d’esprit? Pitié pour le respect de la condition humaine et de la liberté des choix, arrêtez vos conclusions hâtives et haineuses!

  2. Laura dit :

    erreur dans le titre, on ne dit pas entrepreneuses mais bien entrepreneurs !

  3. yago dit :

    Bravo à l’auteur de l’article.

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