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Travailler dans une Alliance française pour faire rayonner notre culture

Publié le 29 février 2016

Une âme de globe-trotteur, une soif de découverte, l'envie de transmettre la culture de notre pays... Ce sont quelques-unes des qualités requises pour travailler au sein d'une Alliance française. Lucile, 29 ans, actuellement en poste en Nouvelle-Zélande, partage son expérience.

Alliance française

Connaissez-vous les Alliances Françaises ? Ces associations présentes dans 133 pays ont vocation à faire rayonner la langue et la culture française à l’étranger. On en compte plus de 800 dans le monde entier, qui donnent des cours à 550.000 étudiants par an et organisent 20.000 évènements culturels. Depuis six mois, Lucile Fontaine-Berger est responsable pédagogique et culturelle, administratrice et enseignante FLE (Français langue étrangère) à l’Alliance française de Christchurch, en Nouvelle-Zélande. « Je suis sur tous les fronts : je m’occupe de la gestion et de l’administration de l’Alliance, du suivi des étudiants, de l’organisation des cours de français et des événements culturels que nous mettons en place. Je suis également professeure. »

Du Mexique à la Nouvelle-Zélande

La jeune femme a une grande expérience à l’international. Après un Master FLE à l’université de Lyon et une année au Royaume-Uni pour passer un PGCE [qui permet d’enseigner le français dans les écoles anglaises], Lucile s’envole pour le Mexique. « Je ne me sentais pas prête à me poser. J’avais envie de voyager et d’apprendre une nouvelle langue ». De 2011 à 2013, elle devient professeure à l’Alliance française de Saltillo, avant de se voir proposer un poste de coordinatrice pédagogique au centre de Monterrey.

«Puis, l’année dernière, j’ai eu envie de découvrir un autre horizon. » Elle postule alors sur des postes ouverts en VIA (Volontariat international en administration) avant d’être recrutée à Christchurch. « La Nouvelle-Zélande, je ne connaissais pas du tout, ça me faisait rêver », confie-t-elle.

Un poste « multitâche »

Au sein de l’Alliance française de Christchurch, 250 à 300 personnes prennent des cours de français. « Nous avons du succès : je refuse parfois des gens car il y a trop de demandes. Il s’agit de Néo-Zélandais, mais aussi d’enfants francophones qui prennent des cours de français langue maternelle. En effet, on compte beaucoup d’expatriés mais il n’y a pas d’école française », explique la jeune femme.

En ce qui concerne le versant « culturel » de sa mission, Lucile accompagne actuellement le French Film Festival, sponsorisé par l’ambassade et la Fondation Alliance française. « Des films français ou francophones font le tour de la Nouvelle-Zélande. Les Alliances françaises [on en compte 7 dans le pays], en font la promotion. Avec certains centres australiens, nous avons également créé un cahier pédagogique à l’usage des enfants, qui concerne les films pour la jeunesse. ».

L’Alliance française de Christchurch a également lancé une émission de radio en janvier 2016, à l’aide d’une subvention de l’ambassade de France : Radio Oh là là. « Toutes les deux semaines sur Plains FM – une radio communautaire – nous diffusons une émission enregistrée. Nous passons des chansons françaises, des interviews, expliquons l’origine d’expressions… », indique Lucile.

Des journées bien remplies

« Les journées sont très chargées», confie-t-elle. « Mais c’est passionnant, et j’ai appris beaucoup de choses : à budgétiser, à lever des fonds pour un événement, à rechercher des sponsors, à enregistrer une émission de radio, à assurer des fonctions de relations publiques… ».

En contrat d’un an, renouvelable une année supplémentaire, la jeune femme réfléchit à son avenir. « Je commence à avoir envie d’une certaine stabilité. Je ne veux pas renoncer à voyager, mais plus tard, j’aurai probablement envie d’un poste plus près de la France, dans lequel je pourrai me poser quelques années. Cela sera plus simple pour voir mon copain, qui est Mexicain. »

Pour l’instant, elle se sent bien à Christchurch : « C’est une ville particulière. Il y a eu un grave tremblement de terre il y a 5 ans et beaucoup de gens sont partis. Il y a constamment des travaux de reconstruction. Les terrains vagues côtoient les bâtiments neufs. C’est aussi très beau : c’est au bord de l’océan et de l’autre côté, on peut contempler les sommets enneigés des Alpes Néo-Zélandaises. »

La Fondation Alliance Française

Les Alliances françaises sont des associations de droit local, et les 12.000 salariés – professeurs inclus – sont employés sous contrat local. Néanmoins, la Fondation Alliance française, basée à Paris, se veut être « la référence morale et juridique des Alliances françaises ». Liée au ministère français chargé des Affaires étrangères par une convention annuelle, elle a des missions variées : approbation de la création d’une nouvelle Alliance, aide à la formation, accompagnement de la gouvernance, conseil…

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Rédigé par

Anaëlle Guisset

10 commentaires

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5 sources d'inspiration pour ouvrir ses horizons - Carnets de Bloomr

Publié le 08 avril 2018

[…] métiers comme celui de comme celui de Paul, valoriste, Cédric, ingénieur en biocarburants, Lucile, qui travaille dans une alliance française, ou encore David, écrivain […]

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PLANCHAIS Agathe

Publié le 06 juin 2017

bonjour, je suis française et je souhaiterais partir en Allemagne pour perfectionner mon allemand, quelles sont les possibilités qui s'offrent à moi.Je précise que jusqu'en novembre 2017 je suis au Etats Unis comme fille au pair? merci pour votre réponse, Cordialement

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Toen

Publié le 13 mars 2017

Bonjour je suis actuellement professeur de batterie et je cherche à enseigner à l'étranger. Cela vous parait il faisable? Etes vous en contact avec des structures d'enseignement musical? Cldt,

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La redaction

Publié le 27 juin 2016

Bonjour Stéphanie, apriori, non, il n'y a pas que des professeurs dans les alliances françaises. Nous vous invitons à les contacter directement pour voir ce qu'il est possible pour vous :)

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Stéphanie

Publié le 24 juin 2016

Bonjour, je ne suis pas professeur (bien que j'ai passé l'examen qui me permettrait de devenir professeur de FLE par l'alliance française par correspondance) Faut-il être professeur pour travailler au sein d'une alliance française? EN effet, je suis dans l'ESS en tant que chargée de mission économie circulaire. Mon projet est de contribuer à la reconstruction de Christchurch avec mes connaissances. Merci pour votre éclairage!

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