A vous de jouer !

Dis moi pourquoi tu bosses

Travailler dans une Alliance française pour faire rayonner notre culture

Une âme de globe-trotteur, une soif de découverte, l'envie de transmettre la culture de notre pays... Ce sont quelques-unes des qualités requises pour travailler au sein d'une Alliance française. Lucile, 29 ans, actuellement en poste en Nouvelle-Zélande, partage son expérience.

Connaissez-vous les Alliances Françaises ? Ces associations présentes dans 133 pays ont vocation à faire rayonner la langue et la culture française à l’étranger. On en compte plus de 800 dans le monde entier, qui donnent des cours à 550.000 étudiants par an et organisent 20.000 évènements culturels. Depuis six mois, Lucile Fontaine-Berger est responsable pédagogique et culturelle, administratrice et enseignante FLE (Français langue étrangère) à l’Alliance française de Christchurch, en Nouvelle-Zélande. « Je suis sur tous les fronts : je m’occupe de la gestion et de l’administration de l’Alliance, du suivi des étudiants, de l’organisation des cours de français et des événements culturels que nous mettons en place. Je suis également professeure. »

Du Mexique à la Nouvelle-Zélande

La jeune femme a une grande expérience à l’international. Après un Master FLE à l’université de Lyon et une année au Royaume-Uni pour passer un PGCE [qui permet d’enseigner le français dans les écoles anglaises], Lucile s’envole pour le Mexique. « Je ne me sentais pas prête à me poser. J’avais envie de voyager et d’apprendre une nouvelle langue ». De 2011 à 2013, elle devient professeure à l’Alliance française de Saltillo, avant de se voir proposer un poste de coordinatrice pédagogique au centre de Monterrey.

«Puis, l’année dernière, j’ai eu envie de découvrir un autre horizon. » Elle postule alors sur des postes ouverts en VIA (Volontariat international en administration) avant d’être recrutée à Christchurch. « La Nouvelle-Zélande, je ne connaissais pas du tout, ça me faisait rêver », confie-t-elle.

Un poste « Multitâche »

Au sein de l’Alliance française de Christchurch, 250 à 300 personnes prennent des cours de Français. « Nous avons du succès : je refuse parfois des gens car il y a trop de demande. Il s’agit de Néo-Zélandais, mais aussi d’enfants francophones qui prennent des cours de Français langue maternelle. En effet, on compte beaucoup d’expatriés mais il n’y a pas d’école française », explique la jeune femme.

En ce qui concerne le versant « culturel » de sa mission, Lucile accompagne actuellement le French Film Festival, sponsorisé par l’ambassade et la Fondation Alliance française. « Des films français ou francophones font le tour de la Nouvelle-Zélande. Les Alliances françaises [on en compte 7 dans le pays], en font la promotion. Avec certains centres australiens, nous avons également créé un cahier pédagogique à l’usage des enfants, qui concerne les films pour la jeunesse. ».

L’Alliance française de Christchurch a également lancé une émission de radio en janvier 2016, à l’aide d’une subvention de l’ambassade de France : Radio Oh là là. « Toutes les deux semaines sur Plains FM – une radio communautaire – nous diffusons une émission enregistrée. Nous passons des chansons françaises, des interviews, expliquons l’origine d’expressions… », indique Lucile.

Des journées bien remplies

« Les journées sont très chargées», confie-t-elle. « Mais c’est passionnant, et j’ai appris beaucoup de choses : à budgétiser, à lever des fonds pour un événement, à rechercher des sponsors, à enregistrer une émission de radio, à assurer des fonctions de relations publiques… ».

En contrat d’un an, renouvelable une année supplémentaire, la jeune femme réfléchit à son avenir. « Je commence à avoir envie d’une certaine stabilité. Je ne veux pas renoncer à voyager, mais plus tard, j’aurai probablement envie d’un poste plus près de la France, dans lequel je pourrai me poser quelques années. Cela sera plus simple pour voir mon copain, qui est Mexicain. »

Pour l’instant, elle se sent bien à Christchurch : « C’est une ville particulière. Il y a eu un grave tremblement de terre il y a 5 ans et beaucoup de gens sont partis. Il y a constamment des travaux de reconstruction. Les terrains vagues côtoient les bâtiments neufs. C’est aussi très beau : c’est au bord de l’océan et de l’autre côté, on peut contempler les sommets enneigés des Alpes Néo-Zélandaises. »

La Fondation Alliance Française

Les Alliances françaises sont des associations de droit local, et les 12.000 salariés – professeurs inclus – sont employés sous contrat local. Néanmoins, la Fondation Alliance française, basée à Paris, se veut être « la référence morale et juridique des Alliances françaises ». Liée au ministère français chargé des Affaires étrangères par une convention annuelle, elle a des missions variées : approbation de la création d’une nouvelle Alliance, aide à la formation, accompagnement de la gouvernance, conseil…

D’autres témoignages de salariés de l’ESS

Auteur de l'article : Anaëlle Guisset

Laisse un commentaire

7 réponses pour "Travailler dans une Alliance française pour faire rayonner notre culture"

  1. Sonia Gagné dit :

    Bonjour, j’aimerais savoir si le choix de vos candidats proviennent seulement de la France.
    Je suis canadienne française, enseignante et vos offres piquent ma curiosité.

    Mes salutations!

  2. Thirard dit :

    Bonjour, je serai très intérressé de travailler au sein de l’alliance française en Espagne. En effet, cela fait maintenant plus de 7 ans que je travaille en tant que professeur de Physique-Chimie et Mathématiques. De plus, ma coinjointe est espagnole et nous avons eu un enfant il y a quelques mois ici en Espagne. Je peux vous envoyer mon CV si vous le souhaitez.
    Très cordialement.

  3. Marie-Mathilde Tessier dit :

    Bonjour !

    Ma question est exactement la même que Madame Gagné. Faut-il être Français afin de travailler à l’alliance ? Je suis enseignante de FLS au Québec ayant aussi de l’expérience à l’étranger et ailleurs au Canada.

    Merci de bien vouloir me répondre !

  4. Stéphanie dit :

    Bonjour,
    je ne suis pas professeur (bien que j’ai passé l’examen qui me permettrait de devenir professeur de FLE par l’alliance française par correspondance)
    Faut-il être professeur pour travailler au sein d’une alliance française?
    EN effet, je suis dans l’ESS en tant que chargée de mission économie circulaire. Mon projet est de contribuer à la reconstruction de Christchurch avec mes connaissances.
    Merci pour votre éclairage!

    • La redaction dit :

      Bonjour Stéphanie,
      apriori, non, il n’y a pas que des professeurs dans les alliances françaises. Nous vous invitons à les contacter directement pour voir ce qu’il est possible pour vous 🙂

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *