A vous de jouer !

Des idées pour s’engager

Climat: ce que vous pouvez vraiment faire

Il n’y a pas de petit geste! Au quotidien, chacun d’entre nous peut agir pour l’environnement, à son échelon. L’addition de nos gestes individuels, dans le temps, produit un effet non négligeable. Alors à nous de jouer…

Agir pour l’environnement, cela passe par une multitude de gestes. Sur Say Yess, nous partageons régulièrement des idées pour changer son comportement ou sensibiliser les autres. Voilà une sélection – non exhaustive, bien sûr – d’initiatives.

Limiter sa consommation d’énergie

« C’est devenu un jeu : nous essayions de battre le record de la douche qui consomme le moins d’eau ! » L’an dernier, Adèle, 16 ans, son frère Basile, 14 ans, sa sœur Yvanne, 12 ans et leurs parents ont passé un hiver un peu particulier : ils ont tenté d’appliquer chez eux le protocole de Kyoto et faire au moins 8% d’économies d’énergie en changeant leurs comportements. Le programme des familles à énergie positive, organisé par l’association PrioriTerre propose à des foyers de suivre pendant 5 mois leur consommation d’énergies et surtout d’améliorer leur comportement.

Say Yess propose toute une série d’articles autour de la COP21. A retrouver ici!

« Nous avons pris la décision tous les cinq et nous avons tous essayé de faire des efforts », explique Adèle, qui habite dans le Maine-et-Loire. « Notamment sur les douches. Un appareil nous permettait de mesurer notre consommation d’eau ». Les parents ont également étudié leur logement, à la recherche des problèmes d’isolation qui font perdre de la chaleur… et donc consommer davantage en chauffage.

Débrancher les chargeurs de portables quand les téléphones ne chargent pas, éteindre les ordinateurs au lieu de les laisser en veille, éteindre systématiquement les lumières, limiter les ouvertures du frigo… Adèle et sa famille ont réussi à changer leurs comportements. Et ça a payé : 13% de consommation d’énergie en moins !

Cette aventure aura aussi été l’occasion de parler environnement : « dans ma famille, ce sont plutôt des écolos, donc j’étais déjà assez sensibilisée, note Adèle. Mais là, ça nous a permis de voir concrètement que si tout le monde s’y met, on arrive à changer les choses ». Les trois enfants ont apporté une autre pierre à l’édifice : ils ont réalisé une vidéo « Wattueurs » montrant leurs actions. (cf ci-dessus).

Et concrètement ? En 2014/2015, avec 8.000 foyers impliqués dans le programme, 8,5 millions de kWh ont été économisés, l’équivalent de la consommation énergétique annuelle de 500 foyers français !

L’Effet Colibri

La légende indienne, relayée notamment par Pierre Rabhi, agriculteur et penseur, incite chacun à apporter sa pierre à l’édifice.

« Un jour, dit la légende, il y eut un immense incendie de forêt. Tous les animaux terrifiés et atterrés observaient, impuissants, le désastre. Seul le petit colibri s’active, allant chercher quelques gouttes d’eau dans son bec pour les jeter sur le feu. Au bout d’un moment, le tatou, agacé par ses agissements dérisoires, lui dit : « Colibri ! Tu n’es pas fou ? Tu crois que c’est avec ces gouttes d’eau que tu vas éteindre le feu ? » « Je le sais, répond le colibri, mais je fais ma part ».

Surfer plus vert

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Participer à une Disco Soupe

Envie de lutter contre le gaspillage en faisant la fête ? L’épluchage collectif vous tente ? Les disco-soupes, organisées un peu partout en France, permettent d’allier prise de conscience et moment sympa. Des participants de tous les âges récupèrent des fruits et légumes prêts à partir à la poubelle (invendus, tordus ou un peu abîmés), puis concoctent ensemble soupes, salades ou jus de fruits. Et dégustent ensuite avec les passants !

Lucille, 19 ans, a tenté l’expérience à Lyon : « J’ai eu envie de m’investir dans une petite action sur les questions environnementales qui me préoccupent énormément. J’avais entendu parler des disco soupes, j’en ai cherché une près de chez moi. L’ambiance promettait d’être sympa… et je n’ai pas été déçue ! C’était super festif.

J’ai aussi pris conscience de l’ampleur du gaspillage alimentaire. En une journée de récupération de fruits et légumes sur les marchés de Lyon on avait réussi à distribuer des repas toute une après-midi gratuitement à des passants !

Et puis je me suis rendue compte que les fruits même un peu pourris ou juste abimés étaient encore bons (en coupant la partie abîmée bien sûr). Maintenant je suis moins regardante sur l’aspect des fruits et des légumes étant donné qu’on a réussi à faire des smoothies et des salades avec des produits ramassés sous les étalages ! »

A quoi ça sert ?

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Aller sur le terrain

Entre septembre 2014 et juin 2015, Léa et Mathilde, 16 ans, ainsi que les autres élèves de leur classe de seconde, à St-Omer (Pas-de-Calais), se sont initiés à l’action pour l’environnement, en direct depuis le Parc naturel régional des Caps et Marais d’Opales, dans le cadre du programme Biodiver’lycées.

« En début d’année, nous sommes partis au coteau d’Affringues, faire du repérage sur le site », expliquent les deux jeunes filles. Accompagnés par leur prof de SVT et une structure d’éducation à l’environnement, l’association les Blongiots, les lycéens sont intervenus pour offrir aux plantes, et notamment à des orchidées, davantage de lumière. « Nous avons fait plusieurs interventions sur le terrain, pour couper les arbres, creuser, etc. A la fin de l’année, nous y sommes retournés, et nous avons vu le résultat : de nombreuses fleurs avaient poussé », précisent Léa et Mathilde.

« Ca change des heures de cours ! Partir une journée dans la nature, c’est sympa ! », s’enthousiasment les deux jeunes filles. Outre apprendre à reconnaître les plantes et à couper des plantes, elles ont aussi changé de regard sur la nature : « on n’imaginait pas tout ce qui se fait dans les parcs, on ne pensait pas au travail nécessaire. »

Un article en partenariat avec Phosphore

Cet article a été réalisé par Say Yess pour le magazine Phosphore. Dans son numéro de novembre, il propose un dossier « Climat, ce que vous pouvez vraiment faire », qui donne des clés pour passer à l’action.

Phosphore aiguise le regard des 14-18 ans sur l’actualité. Le magazine édité par Bayard les aide à comprendre le monde, à développer et affirmer leur personnalité, à se forger leur point de vue et se projeter dans un métier. Il est moteur dans l’éducation au développement durable et réfléchit avec ses lecteurs à d’autres modes de vie.

Auteur de l'article : La redaction

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