Des idées pour s'engager

Voisins : et si on oubliait le virtuel ?

Publié le 9 octobre 2015

Le premier réseau social n'est-il pas autour de nous, dans la vraie vie ? Sollicités par les sites collaboratifs, on en oublierait presque les initiatives faciles à lancer autour de soi. Passage en revue des idées pour s'engager sans cliquer.

Partager nos biens

En collant des autocollants

Vous avez le meilleur appareil à raclette de tout le quartier et vous le prêteriez sans broncher ? Pourquoi ne pas coller l’info sur votre boite aux lettres !? C’est ce qu’ont organisé des jeunes Suisses, avec leur association Pumpipumpe. Ils vous proposent des autocollants déjà tout prêts sur leur site. Il y a de tout : Wifi, vélo, luge… Petit plus : une carte rassemble les utilisateurs de ce système. Vous verrez, il existe surement déjà quelques stickers autour de chez vous.

En lançant une Give box…

Vous connaissez ces étagères publiques pleines d’objets à donner ? On en parlait ici. Nées à Berlin, ces boites, plantées au milieu de la rue ou de halls d’immeuble, servent à déposer et prendre ce dont on ne veut plus, qui pourrait servir à nos voisins ! On vous explique comment en monter une là.

… ou un frigo partagé

L’idée est la même que la Givebox, mais pour les restes du frigo… Ceux qu’on devrait donner avant le départ en weekend ou en vacances au lieu de les jeter en rentrant ! Ce système de frigo en libre-service impose des règles d’organisation, notamment pour l’accès à l’électricité et l’entretien, mais l’idée est belle et permet de lutter contre la première cause de gachis alimentaire : nos yeux plus gros que le ventre ! Si si ça existe ! Encore chez nos amis suisses ou berlinois.

En s’échangeant les journaux

Une fois votre nouveau magazine fini, pourquoi ne pas le partager avec vos voisins ? Le groupement de revalorisation Phenix  a même créé des véritables « Bornes de Presse », sortes de kiosque de carton designé. Vous pouvez aussi la mettre en place et fabriquer une boite dédiée ensemble !

Partager nos savoirs

Monter un SEL

Les Systèmes (ou Services) d’Echange Local sont un concept populaire de partage de biens, de savoirs et de temps, initié à la fin des années 1970 (avant internet !) au Canada. Formalisé sous le nom de SEL, ce troc fonctionne via une monnaie fictive (ex : la rigolette, le piaf, le grain de sel…) et rassemble 300 groupes en France !

En devenant membre de ces associations d’échanges locaux, vous pouvez apporter de vous (un cours de guitare, de dessin, une aide au déménagement…), amasser un peu d’unité de temps, pour ensuite apprendre des autres (une pâte à crêpes magique à la Simone du n°23 de la rue, une position de yoga ultime de Patrick le bouddhiste du 5e). De quoi vivifier le tissu local mais aussi faire bénéficier les faibles revenus d’un peu de solidarité de proximité.

Ici vous trouverez une carte des SEL existants. Et là un aperçu de mode d’emploi pour se lancer.

… ou une Accorderie :

Les Accorderies, nées au Québec (encore !) en 2002, sont sensiblement dans le même esprit que les SEL, avec un penchant un peu plus institutionnel. Elles se concentrent sur une échange « d’heure de temps » sans monnaie : j’offre une heure de garde de chien, j’aurai droit à une heure de coiffure par ma voisine du dessous. On parlait ici de celle de Chambéry, mais il en existe bien d’autres.

Partager nos engagements

Partager un compost commun

Si on part du principe que chaque foyer produit environ 100 kg de déchets fermentescibles par an, à l’échelle de son immeuble, il y a de quoi délester les déchetteries de quelques tonnes, grâce à un compost ou un lombricomposteur partagé (plus pratique quand il n’y a pas d’accès extérieur). De nombreuses villes mettent désormais la main à la pâte pour aider les habitants à s’organiser entre eux : comme Rouen, Nantes avec Compostri, ou encore Pau et Montreuil.

Faire partie d’une collocation solidaire (Kaps de l’AFEV)

En cumulant loyer à bas prix et action solidaire de quartier ou pour ses voisins de palier, l’Afev (Association de la Fondation Étudiante pour la Ville) a vu juste. Contre un loyer vraiment modéré, les étudiants s’engagent à donner quelques heures par semaine : des cours de soutien scolaire, l’organisation de la fête des voisins, un jardin partagé, etc… Les Kaps se développent un peu partout ! Trouvez la vôtre ici. (Attention il faut avoir entre 18 et 30 ans, être étudiant ou faire un service civique volontaire au sein de l’Afev).

Partager notre temps

S’inscrire à Voisin’age pour accompagner ses voisins âgés

Voisin’Age, c’est un service de mise en relation des habitants, lancé par les Petits frères des Pauvres. Objectif ? Multiplier les échanges avec les personnes âgées de son quartier. L’idée est d’écarter toute sorte de contrainte aux visiteurs comme aux visités et de proposer aux voisins de faire comme ils peuvent. L’aide prend différentes formes : un café à l’improviste ou une carte postale proposés par Caroline, un cinéma apprécié par Lucienne, une lettre à Denis, un cinéma avec Louise. Ensemble pendant une heure, on peut écouter de la musique, faire une petite course ou parler du temps passé ou à venir.

Comme le précise les coordinateurs de Voisin’age : « les personnes âgées peuvent aussi prendre soin de nous ! » Chez voisin’age, les seniors aident aussi à leur échelle : réceptionner un colis, arroser les fleurs, etc. Un bel échange réciproque de proximité.

Et vous pouvez faire tout ça en même temps !

En commençant par un petit mot dans les boites aux lettres, et en finissant par le partage d’un bon repas intergénérationnel pour discuter de tout ça, sans oublier de partager les restes dans le frigo, ou le compost partagé !

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Rédigé par

Jeanne La Prairie

1 commentaire

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Vitrano

Publié le 09 avril 2016

Merci...j'aime ce monde à réinventer ensemble ❤️ Place à la pratique !!

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