Conseils (de) pro

Môm’Artre : « On recherche de l’enthousiasme »

Publié le 3 juin 2015

Envie de postuler dans l’ESS? Say Yess demande conseil à des recruteurs du secteur. Anaïs Moutier-Lopet, chargée de Ressources Humaines au sein du réseau Môm’Artre, présente ses recommandations avant d’envoyer CV et lettres de motivation.

Quels profils recrutez-vous chez Môm’Artre ?

Nous sommes une association qui propose de la garde artistique après l’école. Nous recrutons principalement deux types de profils : des artistes-animateurs et des artistes-médiateurs. Ce sont des profils doubles : une dimension artistique et une dimension travail avec les enfants (avec le BAFA en général), le tout en contrat aidé, ce qui implique des recrutements particuliers.

Envie de passer le BAFA ? Nos conseils sont ici !

Notre structure est en plein développement et en essaimage. Nous allons également recruter des chargés de développement en soutien à l’équipe actuelle, pour créer de nouvelles antennes.

Quelles qualités recherchez-vous chez les candidats ?

Il y a une question importante d’adhésion au projet, car le nôtre est particulier. Le cœur de notre projet est d’ouvrir l’art à tous les enfants. La mixité sociale est essentielle et nous avons une pédagogie propre que nous développons. Nous attendons que les animateurs-artistes y adhèrent.

Par ailleurs, on recherche un enthousiasme important. Le travail avec les enfants, ce n’est pas toujours facile. Souvent les gens en ont une vision idéalisée. Or, les animateurs sont très sollicités. Ils ont en outre des horaires contraints, décalés.

Que regardez-vous dans les candidatures ?

Déjà le CV. Il est important : on ne s’attache pas qu’à l’expérience professionnelle de la personne, mais également à son engagement, sa pratique artistique, le bénévolat, etc. C’est comme ça qu’on peut déjà se rendre compte de l’intérêt de la personne pour notre projet. Ca paraît basique, mais c’est fondamental : il faut vraiment soigner le CV et le personnaliser en fonction de la structure.

La lettre de motivation aussi doit être soignée. On voit tout de suite quand c’est une lettre-type, envoyée à 50 recruteurs différents. C’est important de voir que la personne s’intéresse à Môm’Artre. Quand on publie une annonce, en quelques jours, on reçoit plus de 100 candidatures. Il faut faire la différence.

eliottOK

 

Découvrez le récit d’Eliott, animateur au Cafézoïde, à Paris. Il jongle entre initiation à la musique et pédagogie, dans ce métier qu’il exerce depuis ses 18 ans.

Chez nous (et souvent dans l’ESS), une partie de notre recrutement se fait en contrat aidé. On doit donc systématiquement vérifier que la personne y est bien éligible. Certains le mentionnent sur le CV. C’est un plus, ça nous fait gagner du temps.

Enfin, l’entretien permet au candidat de montrer son enthousiasme, son envie de travailler. Pour moi, l’entretien est un moment d’échange entre deux personnes, pour voir si on est sur la même longueur d’ondes et éviter les malentendus par la suite.

L’engagement associatif ou bénévole est-il important ?

Il n’est pas essentiel mais il montre les qualités et les intérêts du candidat. Et pour une personne qui n’a pas de diplôme ou d’expérience, cela peut me pousser à l’appeler quand même.

Dans l’animation en général, avoir une compétence artistique ou sportive complémentaire est-elle un plus ?

On cherche de plus en plus une pratique thématique, par exemple dans les colonies de vacances : c’est ce que demandent les parents. A mon sens, un animateur a tout intérêt à développer ses compétences et surtout à les mettre en valeur. Certains jeunes ne s’en rendent pas compte et ne l’affichent pas sur leur CV.

Le choix du stage pratique du BAFA peut influencer là-dessus. Et de manière générale, on attend que les animateurs s’ouvrent à des pratiques variées.

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Rédigé par

Oriane Raffin

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