Des idées pour s'engager

SVE : engagez-vous en Europe !

Publié le 20 mars 2015

Le Service Volontaire Européen permet d'acquérir une expérience professionnelle tout en développant ses connaissances linguistiques. Zoom sur cette opportunité pour les 17-30 ans !

Voilà trois ans que Florian a élu domicile à Barcelone. Il partage encore aujourd’hui un appartement lumineux avec un ami rencontré à travers le programme du Service Volontaire Européen (SVE).

Envie de partir à l’international ? Toutes les formules existantes sont ici !

L’aventure débute en février 2012. A 27 ans, il quitte alors Paris et son job de programmateur pour débarquer seul en Espagne et devenir volontaire au sein de la Federación de Asociaciones Gitanas de Catalunya. Comme lui, un millier de Français âgés de 17 à 30 ans sont partis l’an dernier et 580 européens ont été accueillis dans des structures françaises.

Une mobilité encadrée

Programmateur informatique pour des entreprises dont les produits ne l’intéressent pas toujours, Florian souhaitait offrir ses compétences à un projet qu’il soutienne sur le fond. C’est une amie qui lui fait découvrir le programme du SVE. Après avoir contacté une structure d’envoi lui ayant expliqué les démarches, il a donc recherché à travers le moteur de recherche du portail européen un domaine qui l’intéressait, puis envoyé des mails aux associations concernées. Quelques mois plus tard, il avait une réponse depuis l’Espagne.

Si la langue et les diplômes ne sont pas censés être des critères de sélection, il a été apprécié qu’il ait des compétences en informatique et de bonnes bases d’espagnol. Ce qui ne l’a pas empêché de bénéficier de cours d’espagnol et de catalan à son arrivée. Mais l’absence de condition de diplôme permet aux missions locales d’encourager des jeunes peu diplômés à se révéler à travers cette expérience d’engagement à l’étranger.

Pouvoir chercher une mission depuis Paris était essentiel pour Florian : « Je voulais changer d’air mais ne me voyais pas partir à l’arrache. J’avais besoin d’un minimum de sécurité. » L’expérience SVE est par ailleurs bien encadrée : réunion avec des homologues dans le pays de départ avant et après le séjour et deux réunions de formation avec les volontaires du pays d’accueil. Pendant deux à douze mois, l’association qui reçoit le volontaire est chargée de s’acquitter du billet aller-retour, du logement, de la nourriture et de l’argent de poche, à hauteur d’une centaine d’euros.

En général, il faut compter minimum six mois avant de partir. Raison de ces délais : une lourdeur administrative qui a découragé Fanny. Nantaise également basée à Barcelone, Fanny a préféré le service civique français à l’international pour des raisons de dossiers traités plus rapidement, selon elle. Toutefois le coloc de Florian certifie : « certaines destinations peinent à séduire ou des désistements de dernière minute permettent des départs sous un mois ! » A l’agence française du programme, on estime que l’augmentation du budget, dans le cadre du rattachement à Erasmus+, pourrait encourager la participation de nouvelles structures et ainsi réduire les délais d’attentes.

Une expérience de vie

FlorianCastellerEncore aujourd’hui, Florian a le sourire aux lèvres en parlant de son expérience. Il en retient l’ouverture linguistique et culturelle et le dépaysement. Sa mission de départ, la gestion du site internet et promotion culturelle, est vite devenue multitâche : animation auprès d’enfants, organisation d’un festival… Au-delà du travail, il a fallu tisser de nouveaux contacts. « Je m’entendais bien avec mes collègues, mais nous n’avions pas le même rythme. Lorsque je suis allé à la première formation de volontaires, j’ai rencontré une trentaine de jeunes avec qui j’ai eu une connexion immédiate. » Et il s’est même initié à la culture locale.

Le retour en France après neuf mois de SVE a eu un goût de trop peu pour Florian. Trois mois plus tard, il retourne travailler à Barcelone. « J’en suis finalement revenu à la programmation web pour des entreprises financières vu que dans le milieu associatif, il n’y a pas d’opportunité d’emploi dans mon domaine. » Mais pas question pour autant d’arrêter l’engagement associatif : il est devenu bénévole !

 

Le SVE en bref

Tous les jeunes européens âgés de 17 à 30 ans peuvent participer au programme, en partant dans un pays partenaire.

Le séjour dure de 2 à 12 mois.

En France, les structures d’accueil sont accréditées pour trois ans suite à l’étude de leur dossier pour accueillir un volontaire.

 

Image writer

Rédigé par

Caroline Venaille

0 commentaire

Cliquez sur le + pour voir les commentaires. Et remplissez le formulaire ci-dessous pour commenter un article.
Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Sur le même thème

Décryptage

  • Recycles © Kamel Secraoui

    Quand les chambres à air deviennent ceinture et les mobiles retrouvent une jeunesse

    Lire la suite
  • L’ESS, à quoi ça sert ?

    Lire la suite
  • La finance solidaire, ça concerne tout le monde!

    Lire la suite
  • C’est quoi, l’économie circulaire?

    Lire la suite

Say yess tv

  • Comment changer de métier ?

    Béatrice Moulin et Clara de Switch Collective
    icone-youtube-play

    Par: Changer le monde en 2 heures

  • Le métier d’agent-e d’entretien d’espaces verts

    Agent d'entretien des espaces verts - Uniformation
    icone-youtube-play

    Par: Uniformation

  • Vivre sans déchets

    Vivre sans déchets - L'Echo positif
    icone-youtube-play

    Par: L'Echo Positif

Nos derniers articles

Xoel ramasse des haricots secs.
Planète

Maraîchage bio : l’insertion par la case nature

Partout en France, des chantiers d’insertion accueillent des publics éloignés du marché du travail. Avec le travail de la terre, c’est la confiance en soi et les projets professionnels qui se renforcent.

Rédigé par Marie Le Douaran
le 20 octobre 2017 En savoir plus

Citoyenneté

Des labos citoyens vous embarquent dans la recherche

Pour faire face au manque de moyens des laboratoires publics ou au cloisonnement des disciplines, des scientifiques sortent des labos traditionnels et mènent leurs recherches avec l'aide des citoyens.

Rédigé par Marie Le Douaran
le 13 octobre 2017 En savoir plus

Pique nique avec des réfugiés à Meyrargues.
Solidarités

Bienvenue dans nos villages !

Face au phénomène de désertification rurale, l’arrivée de demandeurs d’asile originaires de Syrie, d’Erythrée, de Somalie, de Tchétchénie ou encore du Soudan apporte un nouveau souffle dans des villages de France.

Rédigé par Pauline Bian-Gazeau
le 11 octobre 2017 En savoir plus

Afin d'améliorer votre expérience, Say Yess utilise des cookies. En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation des cookies, pour nous aider à analyser les audiences de ce site.
En savoir plus
Votre commentaire a bien été soumis. Il est en attente de validation.