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Reportage

Ticket for Change : la fin du Tour, le lancement des projets!

Dix jours pour découvrir ses propres aspirations et revenir avec l’envie de les concrétiser afin de changer la société à son échelle. C’était le défi des 50 jeunes embarqués dans l’aventure Ticket for Change. Say Yess était à la descente du bus pour écouter tous les projets qui avaient germé pendant cette expérience !

© Apolline Guichet
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© Apolline Guichet
Des valises de questions

Sophie était montée dans le bus avec une montagne de questions. Elle se demandait notamment pourquoi à 25 ans, elle n’avait jamais vraiment agi. Et comment concilier un engagement avec une vie professionnelle et une vie personnelle ? Dix jours plus tard, elle conclut devant un amphithéâtre bondé : « Je me sens maintenant capable et légitime. »

Comme elle, les jeunes se succèdent sur la scène, très émus, mais tous iront jusqu’au bout de leur pitch pour défendre une expérience, une envie, un projet. Ils ont tous fait ce constat: « On mange des mauvaises nouvelles matin, midi et soir. Est-ce qu’on peut changer ça ? ». En rencontrant le philosophe-agriculteur Pierre Rabhi, Marianne a eu quelques réponses sur la place qu’elle peut prendre dans la société : « Je ne serai ni superman, ni une princesse mais plutôt un colibri qui fera sa part. »

Se changer soi avant de changer le monde

Les 50 jeunes se disent chamboulés par les deux jours passés dans la ferme co-fondée par le philosophe, le temps d’une « pause introspective ». Car pour changer le monde, il faut d’abord se changer soi-même. L’un d’eux rectifie d’ailleurs : « En fait, il ne s’agit pas de changer le monde mais de changer les choses autour de soi déjà, c’est plus pratique et pas moins conséquent. »

A la ferme des Amanins, Alexandre a beaucoup discuté avec Adrien. Les deux jeunes hommes qui ne se connaissaient pas quelques jours auparavant se sont livrés l’un à l’autre. Et puis ils ont eu l’idée d’inventer un lieu pour faire un pont entre les grosses entreprises et les entrepreneurs. « On a visité une ressourcerie de Marseille, un endroit génial que les fondateurs peinent malheureusement à faire vivre, faute d’appui matériel et humain. A côté de ça, on a rencontré des gens travaillant dans des grosses entreprises mais qui étaient frustrés, étouffés par le système… on s’est dit qu’il y avait quelque chose à faire. »

Pour William, il a fallu transformer sa colère contre le système éducatif qui laisse parfois des élèves sur le bord de la route. « Ce ne sont pas des mauvais élèves mais ils n’ont pas les mêmes codes d’apprentissage », constate-t-il. Ce prof d’économie, qui enseigne la bulle spéculative en prenant l’exemple du transfert à 80 millions d’euros du footballeur James Rodriguez, est désormais déterminé à créer des ateliers pédagogiques innovants pour essaimer sa méthode.

Et après ?

William et les autres jeunes ont présenté leurs projets à la ministre de l’Éducation nationale et marraine de l’évènement, Najat Vallaud-Belkacem. Devant leur enthousiasme, elle a proposé de les recevoir régulièrement pour qu’ils racontent l’avancée de leurs projets et donnent aussi leur avis sur les réformes en cours.

L’initiateur de Ticket for Change, Matthieu Dardaillon, et la ministre de l’Éducation, Najat Vallaud-Belckacem, écoutent les projets des jeunes.

Et puisque tout ne fait que commencer, Say Yess a décidé de lancer une série pour suivre quelques jeunes et raconter les étapes qui vont les amener à concrétiser toutes ces idées nées dans un bus !

Auteur de l'article : Apolline Guichet

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