Agir au quotidien

De nouvelles crèches pour faire garder son enfant

Publié le 25 juillet 2014

Envie de contribuer au développement de crèches alternatives? Zoom sur ces nouveaux modes de garde qui s'inventent selon les besoins des parents et de leurs enfants.

 

Des crèches qui impliquent les parents

 

Nous sommes mercredi. Anne, 32 ans, emmène sa petite Mathilde de 16 mois à la crèche associative Les Bambins (Saverne, Bas-Rhin). Mais à l’inverse des établissements classiques, la jeune maman reste avec sa fille pour s’occuper d’elle et de 14 autres petits pensionnaires. « Les Bambins est une crèche parentale », explique sa directrice, Corinne Schnell. « Chaque famille donne trois heures de son temps par semaine pour s’occuper des petits, les surveiller, les coucher, les faire manger… Aidés par cinq professionnels salariés ». Les parents sont aussi impliqués dans la vie de l’association. Soit ils se voient confier des astreintes (tondre la pelouse, par exemple), soit ils s’investissent dans le conseil d’administration qui décide du fonctionnement concret de la crèche (recrutement, budget…).

L’an prochain, nous rénoverons la salle de bain !

«Mon conjoint et moi-même avions envie d’être impliqués dans le mode de garde de nos enfants, de voir leur évolution », indique Anne. «Nous sommes bien accompagnés et les tâches sont très bien définies. » La jeune femme –qui est enseignante- apprécie également d’avoir l’occasion de rencontrer d’autres parents. En tant que  présidente du conseil d’administration, elle se sent « utile à l’association ». « J’ai notamment participé à l’organisation de travaux pour rénover le premier étage l’année dernière. L’an prochain, ce sera la salle de bain. »

>> Découvrez ici comment deux jeunes mamans étudiantes ont eu l’idée de lancer une crèche parentale « Main dans la main » !

 

Des crèches qui impliquent les salariés

 

Chez Les Petits d’Homme, crèche ouverte en janvier 2013 à Pantin (93), ce sont les salariés qui participent à la gouvernance. Il s’agit de l’une des cinq crèches françaises constituées en Scop. « Nous avons créé la Scop en 2011, avec l’idée de mener un projet utile et citoyen. Nous voulions nous différencier des modèles associatifs et municipaux, en impliquant plus fortement les professionnels qui s’occupent des enfants », explique Anne Fall, co-fondatrice de l’établissement. Un moyen également de fidéliser un personnel « très volatile » pour le bien des enfants.

 J’ai été associée au recrutement d’un nouveau salarié

Ainsi, pour devenir sociétaire, il faut avoir travaillé un an aux Petits d’Homme et acquérir une part d’un montant de 50 euros. « Sur 12 salariés, nous avons eu deux demandes. L’objectif à terme est d’avoir 50% de salariés sociétaires. », explique Anne Fall. Ces salariés sont consultés sur le fonctionnement quotidien de la Scop. « Pour l’instant, j’ai été associée une fois. Il s’agissait de décider du recrutement d’un nouveau salarié en CDI », explique Annick, sociétaire depuis février . Et elle devrait prochainement être consultée sur les aspects stratégiques. « Nous sommes en discussion avec des municipalités en Ile-de-France pour la création de nouvelles crèches, indique Anne Fall. Nous répondons aussi à des appels d’offre lorsque des communes souhaitent déléguer la gestion de leurs crèches. »

 

Des crèches qui se promènent

 

Pas toujours évident de faire garder ses enfants lorsque l’on habite dans une zone rurale! C’est pourquoi Pascale Monange, mère de trois enfants et alors demandeuse d’emploi, a eu l’idée de créer Karapat en 2006, inspirées par des initiatives existantes. Grâce à un bus aménagé, cette crèche itinérante couvre cinq communes d’environ 1000 habitants, à raison d’une ville par jour. « Au début, l’idée était de créer une solution de garde permettant aux parents de libérer un jour par semaine que ce soit pour souffler, vaquer à leurs occupations plus facilement, ou chercher un emploi… Dans les faits, Karapat fait beaucoup office de complément de garde », explique la fondatrice de l’association.

J’ai affiché complet très rapidement !

C’est notamment grâce au Fonds social européen (FSE) que Pascale Monange a pu mettre en œuvre son idée. « Ça a très vite marché ! J’ai affiché complet très rapidement », déclare-t-elle. Le bus peut accueillir jusqu’à 17 enfants, et emploie cinq professionnels de la petite enfance, en plus de Pascale. « Les parents sont ravis », s’enthousiasme-t-elle. Un succès tel qu’un autre bus a été créé, et qu’une nouvelle ouverture est prévue pour septembre. Vivement la rentrée!

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Rédigé par

Anaëlle Guisset

3 commentaires

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La redaction

Publié le 06 février 2017

Ceci est votre point de vue. Dans certaines zones, il n'y a pas assez de places d'assistantes maternelles et en crèches pour tous les enfants ! Par ailleurs, les deux modes de garde sont très différents, et répondent à différentes attentes.

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insa

Publié le 06 février 2017

les crèches empechent les assistantes maternelles de travailler !!

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De nouvelles crèches pour faire garder s...

Publié le 28 juillet 2014

[…] Envie de contribuer au développement de crèches alternatives? Zoom sur ces nouveaux modes de garde qui s'inventent selon les besoins des parents et de leurs enfants.  […]

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