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Voyage, voyage

Parcourir le monde, une nouvelle forme d’engagement

Partir à l'aventure à la rencontre des populations du monde entier peut aussi être un moyen de défendre une cause : éducation, environnement, santé... Rencontre avec des «voyageurs solidaires».

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Siméon et Alexandre sur la route entre Paris et Istanbul.

Modernisation des transports et des communications aidant, de plus en plus de jeunes prennent le large à la découverte du monde. Partir à l’aventure avec son sac à dos et se laisser porter au fil des rencontres, c’est la promesse d’expériences enrichissantes et inoubliables. Mais certains baroudeurs choisissent d’ajouter un fil conducteur à leur périple, en s’engageant dans un projet.

Yogo, 26 ans, par exemple, fait actuellement un tour du monde avec des interventions dans des écoles pour faire dialoguer les cultures. Julien, 33 ans, lui, a fait plusieurs longs voyages à vélo, dont l’un de 20 mois de la France à la Nouvelle Zélande, avec sa compagne, pour sensibiliser les populations au don du sang. Siméon et Alexandre sont eux aussi partis à vélo, pour recueillir des témoignages d’activistes écologistes et de paysans du monde entier. Mathieu, pour sa part, est allé à la rencontre d’entrepreneurs sociaux en Amérique du Sud.

Donner du sens à son voyage

Pour ces voyageurs solidaires, l’envie de partir est souvent guidée par le souhait de vivre une belle expérience avant d’entrer dans la vie professionnelle, ou le désir de réaliser un rêve d’enfant.  Puis s’ajoute une cause, un projet, comme pour donner un sens à son voyage.

Envie de partir utile?

Différentes initiatives existent, plus encadrées que le tourisme solidaire. Pensez aux congés solidaires, en lien avec votre employeur. Ou encore aux chantiers internationaux.

«Après plusieurs longs voyages, je me suis dit que c’était dommage de garder tout ça pour moi. J’ai alors pensé à la promotion du don du sang, car j’ai moi-même été transfusé après un accident grave quand j’étais jeune», raconte Julien. Avec sa compagne, ils ont donné des conférences, participé à des collectes de sang et visité des hôpitaux tout au long de leur voyage.

Interpeller là-bas et ici

Ce type de projet ne s’improvise pas. Siméon et Alexandre, par exemple, ont mis près d’un an à préparer leur périple à vélo, c’est à dire dresser l’itinéraire, faire des démarches administratives, et surtout chercher des financements.

«Nous avons bénéficié du sponsoring d’entreprises, d’aides d’institutions comme la région, et fait un peu de crowdfunding», explique Siméon. Les soutiens sont souvent séduits par la cause défendue, mais aussi par les valeurs positives véhiculées par ce genre de voyage.

Une dose d’espoir

De même, tous ces voyageurs racontent que sur place, leur démarche est perçue très positivement. «Les entrepreneurs sociaux que j’ai rencontrés en Amérique du Sud étaient vraiment contents de m’accueillir, heureux que je mette en avant leurs projets porteurs d’espoirs», raconte Mathieu. «Je suis vraiment impressionné par la chaleur humaine, je voyage beaucoup en stop et je suis très souvent hébergé par des locaux», raconte Yogo.

Julien met toutefois en garde contre les clichés : «Je tiens à être sincère. Ça n’a pas toujours été facile», affirme-t-il. Il n’hésite pas à raconter les difficultés qu’il a connu en Inde, dans le DVD sur son voyage et les conférences auxquelles il participe. Car bien souvent, pour les voyageurs solidaires, l’engagement se poursuit une fois revenu: site Internet, livre, DVD et conférences sont autant de supports qui donnent une continuité au projet.

Travel with a mission, la plateforme des voyageurs engagés

Le tourisme solidaire a maintenant sa plateforme Internet : Travel with a mission. Ce site vise à mettre en contact les «Twamers», voyageurs qui souhaitent faire des interventions et les «Twamhost», des institutions comme des écoles ou des hôpitaux du monde entier prêts à les recevoir.

La plateforme permet également aux voyageurs de tous horizons d’échanger leurs expériences et conseils. «Ce site est parti du constat qu’il manquait un outil pour mettre en lien ceux qui veulent partager et ceux qui veulent recevoir», explique le créateur de TWAM, Ludovic Hubler. L’idée lui est venue après un tour du monde de 5 ans en stop, ponctué de conférences pour partager son expérience.

La vidéo de présentation du voyage de Julien et sa compagne : 

 

Auteur de l'article : Héloïse Leussier

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3 réponses pour "Parcourir le monde, une nouvelle forme d’engagement"

  1. […] Partir à l'aventure à la rencontre des populations du monde entier peut aussi être un moyen de défendre une cause : éducation, environnement, santé… Rencontre avec des «voyageurs solidaires».  […]

  2. Gaspard d'Ornano dit :

    Les projets sont très nombreux, pourquoi ne pas rédiger un article ou créer un onglet les répertoriants tous ? Certains méritent d’être mis en avant comme le wifu project, jetez-y un oeil : http://www.wifuproject.com/Webdocumentaitre/

  3. Herve Donald Mboua Koum dit :

    La meilleure non seulement de voir le monde mais de prendre conscience de ce que c’est l’HOMME dans les lieux et les environnements divers

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