Etudes & formations

Contrat pro: en alternance vers l’ESS

Publié le 3 décembre 2013

Jeunes de 16 à 25 ans, demandeurs d'emploi de plus de 26 ou bénéficiaires de minima sociaux : le contrat de professionnalisation est une porte d'entrée vers une qualification ou un diplôme reconnus. Et ça marche aussi dans l'économie sociale et solidaire : pour l'animation, l'aide à domicile, etc.

« Se former et travailler en même temps, c’est l’idéal ! » Angeline Berger, 21 ans, prépare un BPJEPS (diplôme menant aux métiers d’animateur, de moniteur ou d’éducateur) en contrat de professionnalisation, au sein de l’association Declicc, qui gère et développe la politique enfance et jeunesse du Canton de la Chambre en Savoie.

Bien que travaillant depuis 2011 dans la structure, la jeune femme souhaitait poursuivre ses études. C’est chose faite depuis octobre 2012 : elle passe en moyenne une semaine par mois en centre de formation, et le reste en milieu professionnel où elle accueille notamment des enfants pendant les vacances scolaires. « Dès que je reviens de formation, j’échange avec mon tuteur sur ce que j’y ai appris et sur ce que j’aimerais mettre en pratique au sein de l’association. Quand je repars en formation, nous échangeons aussi sur mes dernières semaines au travail. C’est très enrichissant », s’enthousiasme-t-elle.

Une voie de formation méconnue

« En matière d’alternance, le contrat d’apprentissage est plus connu. Mais le contrat de professionnalisation permet aussi de s’insérer, de préparer un diplôme ou un titre professionnel reconnu », explique Céline Gajewski, conseillère Pôle emploi à Moulins (Allier), mise à disposition de la Mission locale.

Ce type de contrat s’adresse à la fois aux 16 à 25 ans, aux demandeurs d’emploi de 26 ans et plus (ce qui n’est pas le cas pour le contrat d’apprentissage) ainsi qu’aux bénéficiaires de certaines allocations. C’est un contrat signé en CDD ou en CDI, qui a l’avantage de donner droit à une rémunération, basée sur un pourcentage du Smic selon votre âge et votre niveau d’études. Suivi par un tuteur chez l’employeur, vous ne serez pas lâché dans la nature ! La partie formation, elle, dure 6 à 24 mois.

Des diplômes d’état et des certifications de branches

Le contrat de professionnalisation permet de préparer à des diplômes et des brevets d’Etat. Il donne aussi accès à des certifications reconnues, créées par les branches professionnelles, c’est-à-dire, par des représentants du monde professionnel, employeurs comme salariés. Et l’ESS n’est pas en reste. On peut préparer en alternance un BTS économie sociale et familiale par exemple, ou encore le diplôme 2E2S, pour devenir entrepreneur en économie sociale et solidaire et monter sa structure ou passer le CAP petite enfance : les possibilités sont nombreuses.

Sophie Dargelos, du CNEA, une organisation qui représente notamment les employeurs de l’animation souligne les vertus du CQP (Certificat de qualification professionnelle) « animateur périscolaire » : « Nous avons constaté que les employeurs avaient des besoins qui n’étaient pas couverts par les diplômes existants. Avec la nouvelle loi réformant les rythmes scolaires, il va y avoir besoin d’animateurs pour prendre en charge les enfants après l’école ». La branche a récemment créé un autre CQP : « animateur danse ».

Comment obtenir un contrat de professionnalisation ?

Des interlocuteurs qualifiés sont là pour vous guider : « Sur notre territoire, les acteurs travaillent ensemble : Pôle emploi, missions locales, services de l’État, organismes de formation, chambres consulaires [chambres des métiers, de commerce et de l’industrie, de l’agriculture…]. Tous peuvent fournir une information. Il ne faut pas hésiter à venir à l’accueil de Pôle emploi, même sans rendez-vous et sans être inscrit. », indique Celine Gajewski.

Si vous n’êtes pas au clair sur votre souhait d’orientation, les Missions locales et Pôle emploi peuvent également fournir une aide. «Notre rôle est de valider le projet professionnel. Plusieurs profils se présentent : certains savent ce qu’ils veulent, d’autres non. Certains visent un secteur qui n’est pas porteur. A nous de proposer des alternatives, selon les besoins des entreprises. Pour nous assurer que le métier préparé convient au jeune, nous avons souvent recours à des périodes d’immersion en entreprise», ajoute la conseillère.

Pour en savoir plus, consultez notamment le site Internet d’Uniformation, l’un des organismes qui prend en charge le coût de la formation.

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Rédigé par

Anaëlle Guisset

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hassan

Publié le 03 octobre 2015

Intéressant projet dans lea perspectives sociaux économiques.

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