Projets inspirants, créateurs inspirés

Le Barathym, ambiance village dans un café de la cité

Publié le 25 juin 2013

Deux jeunes diplômées ont ouvert un lieu de rencontres en plein cœur de la Villeneuve, quartier défavorisé de Grenoble.

Quartier de la Villeneuve, Grenoble. L’expérimentation sociale et urbaine des années 1970 fait désormais parler d’elle dans la rubrique des fait-divers. Les émeutes de 2010 ont terni l’image du quartier, duquel les commerces partent les uns après les autres.

En décembre 2011, Charlotte Odier et Diana Tanhchaleun, alors âgées de 24 ans, ont fait le pari inverse. Fraichement diplômées de l’Institut d’Administration des Entreprises (IAE) de Grenoble, les deux jeunes femmes avaient en tête d’ouvrir un bar culturel. Elles ont finalement répondu à un appel à projet de la ville de Grenoble et se sont lancées dans l’aventure : créer un café associatif.

Un café « accessible à tous »

Barathym « Comme il n’y a pas d’autre lieu de ce type, on s’est dit qu’il fallait que le café soit accessible à tous : jeunes, familles, personnes âgées… Avec un prix accessible », explique Charlotte. Pour attirer une partie des 18.000 habitants du quartier, elles ont lancé des ateliers à destination des adultes ou des enfants (sensibilisation à la récup’, par exemple) ou des soirées à thème (jeux ou dégustation de bières). « Les habitants, qui avaient répondu à une concertation de la mairie, attendaient un tel lieu de vie », poursuit Charlotte. « Ils sont contents de l’initiative ».

Le Barathym réunit ses habitués, que ce soit pour un snack sur le pouce le midi ou pour les scènes ouvertes, en soirée. « Lors des soirées, on est 25 à 35, du coup, on est tous ensemble, les gens se rencontrent. On les connaît, donc on s’efforce d’intégrer ceux qui viennent seuls », se félicite Charlotte.

« Avant, il n’y avait rien »

Hacina, 36 ans, apprécie les soirées à thème où elle se rend avec ses enfants de 20 mois et 4 ans. Pour cette aide à domicile, « le Barathym change notre vie. Avant, il n’y avait rien, pas de soirée. Ca change beaucoup de choses ». Quant à Charlotte, qui ne connaissait la Villeneuve que pour des cours de danse africaine, elle « a été vachement touchée par ce quartier, son ambiance village ». « On est tous ensemble, les gens se parlent et il y a des contacts entre tous les âges », se réjouit la jeune femme. Grâce à ce projet, Charlotte et Diana ont été lauréates du prix Jeun’ESS.

Passer à l'action
Participer à la vie de son quartier, c’est possible. Sans aller jusqu’à créer un café associatif comme Charlotte et Diana, on peut commencer par contacter les MJC ou les centres culturels, suivre les animations proposées par la commune… et rencontrer ses voisins !
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Rédigé par

Oriane Raffin

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